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Covid-19: bientôt des auto-prélèvements à réaliser de chez soi

Le groupe français d'analyses Eurofins Scientific a annoncé la semaine dernière le lancement en Europe de kits permettant d’effectuer soi-même et de chez soi un prélèvement par gargarisme. Ce dernier est ensuite collecté par l’entreprise qui promet donner les résultats des analyses du test PCR en moins de 24 heures.

Covid-19: bientôt des auto-prélèvements à réaliser de chez soi okugawa/iStock

  • Publié le 02.01.2021 à 14h00
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On n’arrête pas le progrès. Le groupe français d'analyses Eurofins Scientific vient d’annoncer le lancement en Europe de kits permettant d’effectuer soi-même et de son domicile un prélèvement par gargarisme pour un test PCR. L’auto-prélèvement est ensuite collecté par l’entreprise qui promet donner les résultats des analyses en moins de 24 heures. L’intérêt est donc de permettre aux patients d’être testés sans avoir à attendre des heures devant un laboratoire ou de courir le risque d’être restreint par les capacités de tests de la structure médicale.

La méthode de prélèvement se base “sur le gargarisme d’une solution stérile”, précise Eurofins dans un communiqué. L’idée est donc de prélever ce qui se trouve dans le fond de la gorge pour détecter des traces de la Covid-19. Le procédé est simple : mettez un peu d’eau dans votre bouche, penchez la tête en arrière et effectuez le gargarisme pendant 30 secondes. Recrachez ensuite l’eau dans le tube à essai qui sera analysé en laboratoire. Pendant les 15 minutes précédant l’examen, interdiction de boire, manger, fumer ou macher un chewing-gum.

Le tube à essai est quant à lui équipé d’une poudre gardant le virus à température ambiante jusqu’à plusieurs jours. D’après les scientifiques tchèques qui ont mis au point cette méthode de gargarisme, celle-ci est bien moins invasive et coûteuse, tout en restant aussi efficace que le test nasopharyngé.

Un kit disponible sur Internet dans plusieurs pays déjà

Aux Etats-Unis, cette méthode de prélèvement est déjà commercialisée depuis le 19 octobre sous le nom EmpowerDX kit. « Après avoir reçu une autorisation d'utilisation d'urgence (EUA) de la FDA (Food and Drug Administration)”, précise l’entreprise. Le kit est livré au patient et prélevé après auto-échantillonnage, les résultats étant fournis en moins de 24 heures.

En Allemagne ou en Espagne, il est déjà possible de commander ce kit sur Internet.  “Ce produit pouvant considérablement élargir l’accès aux tests, Eurofins va demander les autorisations réglementaires pour commercialiser des tests similaires au Royaume-Uni, en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Suède, et d'autres pays”, poursuit le communiqué.

D’après Eurofin, ce produit est dérivé d’un test développé par Eurofin Viracor en mars 2020, “classé par la FDA comme le plus sensible parmi plus de 115 kits évalués par le panel de référence de la FDA”.

Enfin, ces tests détectent la variation du virus récemment observée au Royaume-Uni, assure Eurofin qui déclare donner accès à une partie de ses capacités de séquençage aux autorités nationales de santé européennes pas encore capables d’identifier la variation du virus au sein de tests positifs. “Cette connaissance peut être utile pour décider de l'isolement local et des restrictions de voyage”, conclut le communiqué.

Quelques données sur cette nouvelle variante du virus

Il y a quelques semaines, une nouvelle variante la Covid-19, baptisée “VOC 202012/01”, pour “Variant of concern n° 1 du mois de décembre 2020”, a été identifiée au Royaume-Uni. Puis, le 19 décembre, un Français résidant en Angleterre de retour dans sa famille pour les fêtes de fin d’année, a été détecté positif au coronavirus et porteur de cette nouvelle variante, à l’hôpital de Tours. La direction générale de la Santé assure avoir procédé au “contact-tracing des professionnels de santé ayant pris en charge le patient et à la recherche de ses personnes contact à risque, pour procéder à leur mise en isolement strict”.

Dans le détail, VOC 202012/01 présente 22 mutations sur son génome. L'une baptisée N501Y, se situe au niveau de la protéine Spike du coronavirus, une pointe à sa surface qui lui permet de s'attacher aux cellules humaines pour les pénétrer. Et malheureusement, selon plusieurs études, ce nouveau variant du Covid est plus contagieux que la souche d’origine. D’après l’une d’entre elles publiée le 23 décembre, cette contagiosité serait supérieure de “50% à 74%”.  A ce stade, rien ne démontre toutefois que cette variante entraîne des formes plus graves ni que les vaccins actuels ne seraient pas efficaces face à cette nouvelle souche, assurent les autorités européennes. “Pour le moment il n'existe aucune preuve suggérant" que le vaccin Pfizer/BioNTech “ne soit pas efficace contre le nouveau variant”, a notamment déclaré l'Agence européenne du médicament.


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