• CONTACT
Publicité

QUESTION D'ACTU

Nutrition

Les écrans contribuent aux mauvaises habitudes alimentaires des enfants

Le temps passé devant les écrans inciterait les enfants à manger moins équilibré. Ces mauvaises habitudes seraient très néfastes pour leur santé.  

Les écrans contribuent aux mauvaises habitudes alimentaires des enfants LightFieldStudios/iStock

  • Publié le 15.04.2021 à 10h30
  • |
  • |
  • |
  • |


L'ESSENTIEL
  • Devant les écrans, les enfants grignotent une nourriture souvent grasse et sucrée
  • Ces mauvaises habitudes alimentaires sont très liées au niveau social

Bonbons, barres chocolatées, biscuits… Quand les plus jeunes sont devant les écrans, ils adorent grignoter. Et, bien sûr, ce sont souvent des aliments néfastes pour leur santé, qui contiennent beaucoup de sucres ou de mauvaises graisses. Une récente étude atteste ce lien entre le temps passé devant les écrans et les mauvaises habitudes alimentaires des enfants et des adolescents. Ces travaux sont disponibles en ligne, dans le Journal of Clinical Medicine. Selon les auteurs, tous les écrans sont concernés : ordinateurs, téléphones portables, télévisions. Ils pointent notamment la responsabilité des jeux vidéos, devant lesquels les adolescents peuvent parfois passer trop de temps. Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs de l’université de Malaga, en Espagne, ont analysé plus de 3 800 jeunes, âgés de 8 à 16 ans, scolarisés dans 245 écoles situées dans tout le pays. Ils ont ainsi récolté des données sur le niveau d’activité physique, la sédentarité, le mode de vie et le poids (surtout en cas d’obésité) de ces enfants et adolescents ainsi que des autres membres de leur famille. 

Le régime Méditerranéen, abandonné par la jeune génération

Le régime méditerranéen est l'un des régimes les plus complets, équilibrés et sains, car il prévient l'obésité et les maladies cardiovasculaires”, souligne Julia Wärnberg, chercheuse à l'Université de Malaga, experte en nutrition et auteur principal de cette étude. Traditionnellement, comme beaucoup de pays autour de cette mer, les Espagnols sont adeptes du régime Méditerranéen. Il s’agit d’une cuisine basée sur des produits bons pour l’organisme, comme l’huile d’olive, les fruits, les légumes, les légumineuses, etc. Les plats peuvent être riches mais sont équilibrés. Cette alimentation est réputée vertueuse car elle préviendrait certains cancers et maladies cardio-vasculaires, ralentirait le vieillissement des cellules, réduirait la probabilité d'obésité infantile et adolescente tout en améliorant leur santé à l'âge adulte. 

Mais, selon cette étude, le régime Méditerranéen est abandonné par les jeunes espagnols, au profit d’une nourriture plus grasse, plus sucrée et donc mauvaise pour la santé. Ce phénomène serait dû au temps passé devant les écrans qui induirait une consommation plus faible de fruits, légumes, légumineuses, et autres produits du régime Méditerranéen. Cette nouvelle génération les remplacent volontiers par des bonbons, des biscuits ou encore de la restauration rapide, souvent synonyme de malbouffe. “Il est essentiel de promouvoir ce régime alimentaire (Méditerranéen), ainsi que ses habitudes de vie associées, telles que l'activité physique et la réduction des comportements sédentaires”, poursuit la chercheuse. En effet, selon l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps), être assis plus de 3 heures par jour est responsable de 3,8% des décès de toutes causes dans 58 pays - dont la France - soit plus de 400 000 décès par an. 

Les inégalités sociales favorisent les mauvais comportements alimentaires

L’étude met aussi en avant l’importance des conditions économiques et sociales. En effet, les enfants et les adolescents ayant des parents avec de faibles niveaux d’éducation seraient plus propices à adopter de mauvais modes de vie, notamment sur le plan alimentaire. Ceux-ci auraient une moins bonne connaissance de la nutrition et ne seraient pas informés des effets à long terme de ces mauvais comportements alimentaires : prise de poids, diabète, cholestérol, pathologies cardiovasculaires, etc. Ces familles auraient aussi moins d’argent pour consommer de bons produits ou inscrire leurs enfants dans des clubs de sport. Des facteurs multiples qui empêchent ces jeunes d’avoir une bonne hygiène de vie… Ainsi, dès la grande section de maternelle, plus d’un enfant d’ouvrier sur sept - soit 13,9 % - est en surcharge pondérale, contre 8,6 % de ceux dont le père est cadre, selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, intitulé “Les inégalités sociales de santé dans l’enfance” et publié en mai 2011.

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

Publicité

LES MALADIES

J'AI MAL

Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES

Publicité