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QUESTION D'ACTU

Composés organiques volatiles

Pollution : les produits aérosols d’intérieur plus nocifs que la circulation automobile

Au Royaume-Uni, les produits aérosols d’intérieur émettraient plus de pollution que la circulation automobile. Les composés organiques volatils sont en cause. 

Pollution : les produits aérosols d’intérieur plus nocifs que la circulation automobile hroe/iStock

  • Publié le 02.05.2021 à 20h00
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L'ESSENTIEL
  • Les produits aérosols d’intérieures émettent plus de composés organiques volatils (COV) que les voitures au Royaume-Uni.
  • 25 milliards de bombes aérosols jetables seraient utilisées chaque année sur l’ensemble de la planète, ce qui entraînerait le rejet de plus de 1,3 million de tonnes de COV.
  • Les COV sont présents dans beaucoup de produits de consommation courante alors qu’ils sont polluants et cancérigènes.

Les emballages des sprays rafraichissants, assainissants ou encore purifiants nous promettent une maison saine et parfumée… Derrière leurs odeurs fruitées ou gourmandes, parfois certifiées naturelles et bio, ces aérosols cachent une tout autre réalité : ils sont très nocifs pour la santé. Une récente étude estime que l’important niveau de consommation de ces produits aérosols au Royaume-Uni engendre une émission de pollution atmosphérique - mesurée en composés organiques volatils (COV) - supérieure à celle des véhicules de tout le pays. Un constat alarmant car, selon les chercheurs, plus de 25 milliards de bombes aérosols jetables seraient utilisées chaque année sur l’ensemble de la planète, ce qui entraînerait le rejet de plus de 1,3 million de tonnes de COV. D’ici 2050, ce chiffre pourrait même atteindre 2,2 millions de tonnes. Les auteurs ne précisent toutefois pas combien de COV sont émis par la circulation automobile du Royaume-Uni. 

Les COV présents dans de nombreux produits de consommation courante

Les COV regroupent un ensemble de substances -  l'éthanol, l'acétone, le benzène, etc. - appartenant à différentes familles chimiques mais qui sont toutes composées d’au moins un atome de carbone et d’un atome d’hydrogène. On les trouve sous forme de gaz ou de vapeur dans l’air, où elles se répandent rapidement. Ainsi, ces COV sont considérés comme polluants car ils ont des effets très néfastes sur l’environnement, l’atmosphère mais aussi la santé humaine, animale et végétale. Certains sont même considérés comme cancérogènes. Hors, le souci est que les COV sont émis par de nombreux matériaux et produits de consommation courante, tels que certains liquides vaisselle, lessives, adoucissants, déodorants mais aussi des produits aérosols d’intérieur ou encore des voitures et leur carburant. De plus, les COV associés à l’oxyde d’azote participent à la formation d'ozone dans les basses couches de l'atmosphère, ce qui est néfaste pour l’environnement. 

Pour réduire les COV, changez vos produits d’hygiène et ménagers

Dans les années 1990 et 2000, la plus grande source de pollution par les COV au Royaume-Uni était les voitures à essence et le carburant, mais ces émissions ont considérablement diminué ces dernières années grâce aux normes gouvernementales. D’après les chercheurs, le problème vient désormais plus de la consommation des ménages. Ils estiment qu’en moyenne, dans les pays dits développés, dix bombes aérosols sont utilisées par personne et par an. Et, à mesure que la consommation mondiale de ces produits augmente, ce chiffre s'accroît. Les auteurs de l’étude encouragent ainsi les décideurs politiques à préconiser l’utilisation de produits d’intérieur sans aérosol ou avec des propulseurs moins nocifs. Actuellement, les COV seraient utilisés dans environ 93 % des bombes aérosols. "Pratiquement tous les produits de consommation à base d'aérosols peuvent être fabriqués sous forme non aérosol, comme les déodorants à bille ou en stick, assure le professeur Alastair Lewis, l’un des auteurs de l’étude. Faire de petits changements dans ce que nous achetons pourrait avoir un impact majeur sur la qualité de l'air extérieur et intérieur, tout en ayant qu’une faible répercussion sur nos vies.” De petites habitudes à changer pour préserver la planète, notre santé et celle de tous les écosystèmes.

Et si vous voulez mesurer l’impact des COV sur votre quotidien, rien de plus facile ! Il suffit de vous munir d’un capteur de COV, un petit appareil qui permet de jauger la qualité de l’air ambiant. Une fois installé, il affiche le taux de COV présents à l’intérieur d’une pièce. Et, si le score est mauvais, commencez par aérer la pièce, puis changez vos produits d’hygiène et ménagers ! Le nettoyage à la vapeur, le savon de marseille, la vinaigre blanc ou encore un simple chiffon microfibre seront bien meilleurs pour votre santé ! 

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