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Covid-19 et natalité : va-t-on assister à un «baby crash» en France ?

Suite à la crise sanitaire, le groupe bancaire HSBC avance un recul de la natalité pouvant atteindre 10, voire 15% en 2020 et 2021. Cela représenterait une quinzaine de millions de naissances en moins. 

Covid-19 et natalité : va-t-on assister à un \ ucpage / istock.

  • Publié le 04.05.2021 à 13h30
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L'ESSENTIEL
  • En France, depuis le milieu des années 1990, la population féminine en âge de procréer ne cesse de diminuer, alors que l’âge moyen à la maternité ne cesse, quant à lui, de croître.
  • En 2020, d’après l’INSEE, l’âge moyen de la mère à l’accouchement atteignait 30,8 ans.

En 2018, la France était l’État membre de l’Union européenne ayant le nombre d’enfant par femme en âge de procréer le plus élevé, avec un ICF de 1,88. Mais "en dépit de cette première place sur le podium, notre pays, comme ses voisins européens, n’échappe pas à la baisse tendancielle de son taux de fécondité", note le collectif d'experts Alter Mater. En effet, depuis 1950, une baisse quasi constante des naissances est notée, avec quelques fluctuations dans les années 2010 : alors qu’en 1950, l’ICF était de 2,95, il s’est effondré, en 2020, à 1,84.

"L’année 2021 promet d’être celle d’une importante baisse de la natalité"

Et la crise sanitaire et économique que nous traversons n’a pas joué en la faveur d’une augmentation du nombre de naissances. Alors que le groupe bancaire HSBC avance un recul de la natalité pouvant atteindre 10 voire 15% en 2020 et 2021 (soit au moins une quinzaine de millions de naissances en moins), les premiers constats d’une diminution du nombre de naissances depuis le mois de décembre 2020 sont réalisés, "et l’année 2021 promet d’être celle d’une importante baisse de la natalité", écrivent les experts. Ainsi, des économistes américains prédisent une décroissance de 8 % des naissances aux Etats-Unis, soit 300 000 naissances en moins en 2021 liées à la crise sanitaire, mais aussi à la crise économique qu’elle a entraînée. "Il en va de même dans de nombreux autres pays développés, tels que l’Italie, Singapour ou le Japon, qui se montrent inquiets concernant cette nouvelle diminution", précise le collectif Alter Mater.  

En France, en 2020, 735 000 naissances ont été enregistrées, soit 18 000 de moins qu’en 2019, et le nombre annuel de naissances est le plus faible depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En comparant les mois de décembre 2019 et de décembre 2020, l’Insee observe une baisse de 7% du nombre de nouveau-nés. Cette même dynamique se produit de façon plus accentuée encore en janvier 2021, avec une baisse de 13 % par rapport au mois de janvier 2020. Pour février 2021, les estimations provisoires indiquent une diminution de 5%, en notant un nombre moyen de naissances par jour de 1860, contre 1950 l’année dernière.

Report du projet d'enfant

En cause notamment : le report des mariages, les baisses de moral et les incertitudes économiques liées à la crise sanitaire. "Néanmoins, alors qu’en Espagne et en Italie le nombre de personnes ayant décidé d’abandonner purement et simplement leur volonté d’avoir un enfant semble élevé, les Allemands (55 %) et les Français (50,5 %) prévoient plutôt de reporter leur projet", concluent les experts.

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