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QUESTION D'ACTU

Maladie du baiser

Mononucléose infectieuse : un risque de dépression plus élevé

Chez les patients hospitalisés à cause d’une mononucléose, le risque de dépression serait 40% plus élevé.

Mononucléose infectieuse : un risque de dépression plus élevé SIphotography/iStock

  • Publié le 11.05.2021 à 09h00
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L'ESSENTIEL
  • Le risque accru de dépression dure quatre ans après une hospitalisation pour traiter une mononucléose sévère.
  • Cela pourrait être provoqué par l'activation du système immunitaire mais d'autres études doivent être menées pour identifier les causes.

La “maladie du baiser”, ou mononucléose, doit son nom à sa transmission par la salive. La plupart du temps, cette infection virale aiguë est bénigne mais, dans certains cas, elle peut entraîner une hospitalisation. Pour ces patients, que l’on dit atteint de mononucléose sévère, le risque de dépression se trouverait augmenté. Tel est le résultat d'une grande étude menée par des chercheurs danois de l’université d’Aarhus et publiée le 9 février dans la revue Brain, Behavior and Immunity.

Un risque de dépression 40% plus élevé

Cette étude est la première à démontrer la corrélation entre la mononucléose sévère et les risques de dépression. “Les études antérieures sur la corrélation entre la mononucléose et la dépression étaient principalement de petites études et la corrélation n'a donc pas été claire. Cette étude est la première étude majeure capable de démontrer la corrélation avec un risque ultérieur de dépression avec une grande force statistique”, assure Nina Vindegaard, co-autrice principale de l’étude.

Les chercheurs se sont appuyés sur les données de 1,4 million de participants, dont 12 510 ont consulté ou été admis à l’hôpital en raison d’une mononucléose infectieuse. Parmi eux, 3%, soit 358 personnes, ont ensuite développé une dépression nécessitant un suivi hospitalier. Le risque de développer une dépression apparaît “40% plus élevé” pour les patients hospitalisés en raison d’une mononucléose et ce risque dure jusqu’à quatre ans après l’infection. “Il est bien connu que la mononucléose peut provoquer une fatigue à long terme mais nous identifions également un risque accru de dépression majeure, chez environ 1 patient sur 35 hospitalisés avec une mononucléose”, avance le Dr Michael Eriksen Benrós, auteur principal de l’étude

Le système immunitaire pourrait être en cause

La cause exacte de cette corrélation n’a pas été établi par les auteurs de l’étude mais ces derniers suggèrent que cela pourrait être causé par le système immunitaire. “Nous savons que l'infection par la mononucléose peut entraîner une fatigue à long terme, mais les mécanismes sous-jacents réels expliquant comment cela se produit dans une plus grande mesure pour cette infection particulière par rapport à de nombreuses autres infections n'ont pas été identifiés. L'hypothèse générale est que cela se produit par l'activation du système immunitaire, qui peut également être à l'origine du risque accru de dépression”, estime le Dr Michael Eriksen Benrós.

Pour les auteurs de l’étude, ces découvertes sont importantes “à la fois pour le patient et ses parents mais aussi dans une plus large mesure pour les médecins généralistes”. La mononucléose touche principalement les jeunes, et en particulier ceux âgés de 10 à 25 ans. Les symptômes comprennent de la fatigue, des douleurs au cou, de la fièvre et des ganglions lymphatiques enflés et se traitent généralement par du repos et des traitements oraux.

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