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Psychologie

Covid-19 : la crise sanitaire a aggravé la charge mentale des femmes

Une mère de famille sur deux affirme avoir souvent l’impression de ne pas arriver à s'en sortir dans son travail. 

Covid-19 : la crise sanitaire a aggravé la charge mentale des femmes Jelena Stanojkovic / istock.

  • Publié le 22.06.2021 à 18h00
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L'ESSENTIEL
  • La charge mentale professionnelle est définie par les experts comme "l’encombrement psychologique provoqué par des préoccupations d’ordre professionnel, y compris en dehors des horaires de travail".
  • 16% des Français interrogés reconnaissent penser au travail en faisant l’amour (18% des femmes et 14 % des hommes).

Suite aux trois confinements, la charge mentale ressentie par les femmes ayant des enfants est significativement plus élevée que celle de leurs homologues masculins. C’est le résultat d’un nouveau sondage de Mooncard et de l’Institut Ifop, publié ce mardi 22 juin.

Un nouvel outil de mesure

Pour parvenir à cette conclusion, un "indice de charge mentale" a été conçu par les équipes scientifiques de l’Ifop à partir des réponses à six items : le niveau de stress ressenti au travail, le fait de penser au travail le soir ou le weekend, l’impression “de ne pas s’en sortir”, la difficulté à s’endormir le soir et enfin le sentiment d’intrusion de sa vie professionnelle dans sa vie personnelle.

Il apparaît ainsi que les femmes ressentent davantage de pression que les hommes – indice de charge mentale de 4,9/10 pour les femmes en moyenne vs. 4,5 pour les hommes – , et que le fait d’avoir des enfants à charge est un facteur aggravant : l’indice s’élève en moyenne à 5,2 pour les mères de famille contre 4,7 pour les femmes n’ayant aucun jeune à charge. Pendant la crise sanitaire, "les mères de familles ont dû cumuler – visiblement davantage que les pères – les contraintes familiales et professionnelles", commentent les sondeurs. 

Les cadres et les jeunes ont plus de pression professionnelle

Ensuite, il apparaît que le fait de songer au travail après les heures de bureau est un phénomène majoritaire chez les cadres, tous âges, sexes et secteurs d’activités confondus. Cela se produit pour 92 % d’entre eux, et 55 % affirment même être “souvent” dans ce cas. "Il s’agit de mécanismes, sinon normaux, du moins répandus chez les personnes exerçant des responsabilités professionnelles", analysent les experts.

Lorsque l’on se concentre sur les différences d’âge, on observe que les jeunes (générations Y et Z), parfois décrits comme étant plus distants vis-à-vis de leur travail, subissent une charge mentale moyenne sensiblement supérieure à celle des plus de 50 ans.

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