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Virus Nipah : faut-il vraiment s’inquiéter ?

Dimanche dernier, un enfant de 12 ans est décédé dans le sud de l’Inde après une infection au virus Nipah.

Virus Nipah : faut-il vraiment s’inquiéter ? Dr_Microbe/iStock

  • Publié le 15.09.2021 à 18h30
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L'ESSENTIEL
  • Le virus Nipah, ou NiV, se transmet principalement à l’Homme depuis l’animal mais peut aussi se transmettre d'une personne à une autre.
  • Il est bien moins contagieux que le SARS-CoV-2 mais son taux de létalité est estimé à entre 40 et 75%.
  • Il a été identifié pour la première fois en Malaisie, en 1998.

La nouvelle épidémie viendra-t-elle d’Inde ? “Pour le moment, il n’y a pas de raison de paniquer. Mais nous devons faire preuve de prudence”, a répondu Veena George, le ministre de la Santé de l’État du Kerala, la région du sud de l’Inde placée en état d’alerte à cause de la présence du virus Nipah. Responsable de la mort d’un enfant de 12 ans dimanche dernier, ce virus mortel contre lequel il n’existe aucun traitement est scruté de près.

Plus létal, moins contagieux que le SARS-CoV-2

Le virus Nipah, ou NiV, se transmet à l’Homme depuis l’animal et principalement par la chauve-souris mais également via les porcs, les chevaux, les chèvres, les moutons, les chats ou les chiens. Parmi les cas d’infection, la majorité provient de “la consommation de fruits ou de produits dérivés contaminés par de l’urine ou de la salive de chauves-souris infectées”, a indiqué l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il peut également se transmettre d’une personne à une autres “par contact proche avec les sécrétions ou excrétions de personnes infectées”, ajoute l’OMS.

Il est de fait moins contagieux que le SARS-CoV-2. Le virus se trouve essentiellement dans le sud de l’Inde et au Bangladesh mais il est suivi de près car son taux de létalité est estimé à entre 40 et 75%, soit des chiffres bien supérieurs au coronavirus. Environ 20% des patients qui parviennent à guérir gardent des séquelles neurologiques, tels des troubles convulsifs ou des altérations de la personnalité. Pour éviter qu’il ne se propage, des mesures similaires à celles utilisées contre le SARS-CoV-2 sont mises en place avec le traçage des cas contacts, et l’isolement.

Un virus apparu en 1998

Parfois baptisé l’Ebola sud-asiatique, Nipah n’est pas un virus nouveau. Il a été identifié pour la première fois en Malaisie, en 1998, après une multiplication des cas dans des élevages de porcs. Depuis, des flambées régulières surviennent au Bangladesh. En 2018, une quinzaine de morts en quelques semaines seulement avait déjà levé des inquiétudes quant à une potentielle transmission du virus en dehors des frontières asiatiques.

Lorsque l’on est infecté, l’escalade est rapide. La maladie est caractérisée par de la fièvre, des migraines, des vomissements – signes d’une encéphalopathie parfois compliquée d’atteintes pulmonaires. Ces premiers symptômes peuvent s’aggraver rapidement et la plupart des patients décédés y ont succombé seulement 24 ou 48 heures après leur apparition.

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