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QUESTION D'ACTU

Vie sauvée

Cancer rare : les médecins ne l’ont pas diagnostiqué à cause de la grossesse

Ses médecins ont cru à une fatigue liée à la grossesse. En réalité, une femme de 37 ans développait un cancer rare et il a fallu lui enlever neuf organes pour la sauver !

Cancer rare : les médecins ne l’ont pas diagnostiqué à cause de la grossesse Prot Tachapanit/iStock

  • Publié le 23.10.2021 à 16h00
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L'ESSENTIEL
  • Les médecins ont diagnostiqué tardivement un cancer de l'appendice car ils pensaient que les symptômes étaient liés à la grossesse de la patiente.
  • Après une opération de plus de dix heures, la jeune femme a été sauvée.

L’appendice, la rate, une partie du diaphragme, la vésicule biliaire, le péritoine, les ovaires, l'utérus, les trompes de Fallope (organe situé entre l’utérus et les ovaires) et l’épiploon (un tissu adipeux qui entoure les intestins)… Voici la liste des neuf organes prélevés à Lucy Payne, une britannique de 37 ans, pour lui permettre de survivre à un cancer rare. 

Retard au diagnostic

Une rude épreuve pour la jeune femme. "Lorsque les chirurgiens m'ont annoncé tous les organes qu'ils allaient devoir prélever pour me sauver la vie, j'ai fondu en larmes", a-t-elle expliqué au journal britannique The Sun. Mais de quoi cette jeune patiente souffrait pour en arriver là ? Les médecins ont justement mis beaucoup de temps à le comprendre car elle était enceinte au début des symptômes. Le corps médical a d’abord attribué les maux de ventre et la fatigue dont elle souffrait à sa grossesse. Mais, quelques mois après son accouchement, ces symptômes étaient toujours présent. Les médecins lui ont fait passer des examens complémentaires… Les résultats de l’échographie étaient mauvais : kystes sur les ovaires (petites grosseurs anormales contenant du liquide), des polypes (tumeurs qui peuvent se développer en cancer) sur son utérus et des calculs rénaux, c’est-à-dire des petits cristaux ou pierres fabriqués dans les reins en raison d'un déséquilibre de la composition des urines qui ont tendance à s'accumuler dans le rein qui gonfle. 

La jeune femme souffrait d’un cancer de l’appendice

Les médecins ont voulu aller plus loin et poursuivre les recherches avec des analyses complémentaires ainsi qu’un scanner du thorax et de l'abdomen... Et ils ont finalement découvert pourquoi Lucy souffrait : la maman avait un cancer de l'appendice. "Au début, je pensais qu'ils pourraient l'enlever, mais le médecin m’a expliqué que le cancer s'était propagé dans tout mon abdomen”, a-t-elle raconté au Sun. Le cancer de l'appendice est très rare. Il survient lorsque les cellules de l'appendice changent et se développent en tumeur. L'âge moyen d'apparition se situe entre 50 et 55 ans et la chirurgie est généralement le traitement principal. Habituellement, l'appendice est retiré, mais si la tumeur est volumineuse ou si le cancer s'est propagé, d'autres organes voisins peuvent être retirés. 

90% de son cancer a été retiré grâce à l’opération

Grâce à l’opération - qui a duré plus de dix heures - de Lucy Payne, elle a donc été sauvée : 90% de son cancer a été retiré. Il ne reste que 10% situés dans la muqueuse d’un de ses poumons. Malgré les séquelles, elle semble désormais prendre du recul sur cette épreuve : "Je me suis retrouvée avec une énorme cicatrice allant de ma poitrine jusqu'à mon bassin et j'ai plein d'autres cicatrices parsemées autour de mon ventre, a-t-elle confié, toujours dans la revue The Sun. Elles me rappellent que la vie est courte et que nous devrions tous en profiter tant que nous le pouvons". Depuis, elle poursuit le combat contre la maladie en suivant un traitement de chimiothérapie. 

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