• CONTACT
Publicité

QUESTION D'ACTU

Communication émotionnelle

Pourquoi raconter de belles histoires fait du bien au cerveau

La synchronisation cérébrale entre deux individus serait plus forte quand ils partagent une histoire joyeuse, comparativement à celles tristes ou neutres. 

Pourquoi raconter de belles histoires fait du bien au cerveau fizkes/iStock

  • Publié le 26.11.2021 à 19h30
  • |
  • |
  • |
  • |


L'ESSENTIEL
  • La communication non verbale c’est le langage du corps. Il correspond à l’expression du visage et aux postures du corps que l’on adopte.
  • La communication émotionnelle repose sur celle verbale et non-verbale.

Nos relations sociales proches sont basées sur le partage et l’échange. Qu’il s’agisse de notre compagnon ou de notre compagne, de nos amis ou de nos parents proches, ces relations sont entretenues par le fait de raconter nos vies, nos anecdotes et nos moments vécus. Ceux-ci peuvent mêler divers sentiments : drôles, amusants, tristes, neutres, dramatiques, etc. Selon une étude récemment publiée dans la revue eNeuro, la synchronisation cérébrale entre deux personnes - celle qui raconte et celle qui écoute - serait bien plus importante lorsque les histoires sont joyeuses. En effet lors de ces moments d'échanges, il n’y a pas que les émotions qui sont partagées par les deux individus mais bien leurs activités cérébrales qui se synchronisent.

L’activité du cerveau lors d’une communication émotionnelle...

La communication émotionnelle se produit lors d’un échange entre deux personnes. Celui-ci peut bien sûr être oral, mais passe également par la communication non verbale : des gestes, des mimiques, le regard, etc. Mais, dans tous les cas, ce sont des émotions qui sont transmises d’un individu à l’autre et celles-ci influencent bien évidemment la proximité ressentie par les deux parties. Les chercheurs ayant mené l’étude se sont donc intéressés à ce qui se passait dans le cerveau de deux personnes lors de ces communications émotionnelles. Pour cela, ils ont enregistré l'activité cérébrale des participants lorsqu’ils écoutaient et racontaient des histoires tristes, joyeuses ou simplement neutres.

...une synchronisation cérébrale plus forte quand l’échange est joyeux

D’après leurs résultats, il y aurait une plus grande synchronisation cérébrale entre deux individus lorsque les histoires sont joyeuses que quand elles sont tristes ou neutres. Ce fait est plus particulièrement observable dans certaines régions régions du cerveau : celle frontale (qui traite les émotions) et celle temporo-pariétale gauche, où se situe notre capacité mentale à attribuer des états mentaux à soi-même et à autrui, notamment lors de communication non verbale. Enfin, dernier constat des scientifiques : lorsque deux individus ont un échange joyeux, ils se sentent plus proches et celui qui écoute se souviendra davantage de l'anecdote ou de l’histoire racontée. 

La communication émotionnelle, très présente chez les musiciens

La communication émotionnelle est présente aussi bien dans la vie personnelle que professionnelle. En effet, selon une étude publiée en 2019 dans la revue Scientific Reports, les musiciens se transmettent aussi des émotions - de façon non verbale - lorsqu'ils jouent ensemble. Ainsi, sur scène, ils se coordonnent intuitivement les uns avec les autres et synchronisent leurs mouvements de façon non consciente pour jouer exactement au bon moment. Néanmoins, en ce qui concerne les artistes, seule la transmission l’émotion compte et non pas sa nature. Autrement dit, les musiciens anticipaient les gestes des uns et des autres de façon plus prononcée lorsqu'ils jouaient de façon expressive que lorsqu'ils jouaient sans émotion, mais peu importe que celles-ci soient joyeuses ou tristes. 

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

Publicité

LES MALADIES

J'AI MAL

Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES