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QUESTION D'ACTU

Série "Sida, l'épidémie oubliée"

VIH : encore trop peu d'homosexuels connaissent l’effet préventif du traitement antirétroviral (TasP)

A l'occasion, ce mercredi 1er décembre, de la journée mondiale de lutte contre le Sida, Pourquoi Docteur vous propose une série qui récapitule l'état des connaissances sur cette maladie. Aujourd'hui, focus sur le traitement antirétroviral contre le VIH (TasP), dont beaucoup ignorent l'existence. 

VIH : encore trop peu d'homosexuels connaissent l’effet préventif du traitement antirétroviral (TasP) Pornpak Khunatorn / istock.

  • Publié le 01.12.2021 à 16h30
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L'ESSENTIEL
  • Le traitement contre le VIH permet non seulement d’améliorer la santé des personnes vivant avec le VIH mais il constitue aussi une stratégie hautement efficace pour se protéger du VIH.
  • Ainsi, les personnes vivant avec le VIH qui suivent un traitement antirétroviral, qui atteignent et maintiennent une charge virale indétectable au-delà de six mois, ne transmettent pas le VIH à leur(s) partenaire(s) sexuel(s).
  • On appelle ce mode de protection le TasP (de l’anglais "Treatment as Prevention", ou "traitement comme outil de prévention").

Il y a plus d’une décennie, l’effet préventif du traitement antirétroviral contre le VIH, appelé "TasP", a été démontré scientifiquement : une personne séropositive sous traitement avec une charge virale indétectable ne peut pas transmettre le virus.

Seuls 60,5% des homosexuels connaissent le TasP

L’objectif d'un nouvel essai français était "d’évaluer le niveau de connaissance du TasP parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes en 2021, de décrire leurs caractéristiques selon leur statut VIH déclaré et les facteurs associés à cette connaissance", expliquent les chercheurs de Santé Publique France en préambule.  

Les données sont issues de l’enquête en ligne Rapport au sexe (Eras). Parmi les 14 706 répondants inclus dans l’analyse, résidant en France et ayant eu au moins un rapport sexuel avec un homme au cours de leur vie, seuls 60,5% connaissent le TasP, soit 92,4% parmi les séropositifs au VIH et 58,2% parmi les séronégatifs ou ceux ne sachant pas qu'ils sont contaminés.

Les régressions logistiques montrent qu’un faible niveau d’étude, une situation financière perçue comme difficile, un faible niveau de compréhension des informations sanitaires ou encore le fait de ne pas se définir homosexuel étaient associés à une moindre connaissance du TasP. Inversement, le fait de vivre en milieu urbain, de fréquenter la communauté gay ou les services de soins liés au VIH étaient associés positivement à la connaissance du traitement.

"La poursuite des campagnes de vulgarisation du TasP est primordiale"

Les différences entre statut VIH peuvent s’expliquer par le fait que l’information sur le TasP a été diffusée plus rapidement aux personnes vivant avec le VIH au cours de leur prise en charge médicale, compte tenu des bénéfices individuels des traitements en termes de réduction de la morbidité et de la mortalité pour elles dès le début des années 2010. 

"La poursuite des campagnes de vulgarisation du TasP est primordiale, que ce soit par le biais des canaux associatifs, communautaires, sanitaires mais aussi grand public, avec pour objectif d’améliorer les connaissances sur le VIH et réduire la stigmatisation liée au VIH", concluent donc les chercheurs Annie Velter, Youssoufa Ousseine, Cécile Allaire et Nathalie Lydié.

173 000 Français vivent avec le VIH, et 36,3 millions de personnes sont décédées des suites de maladies liées au sida depuis le début de l'épidémie en 1981. Ce virus affecte les défenses immunitaires, c'est-à-dire qu'il empêche le corps de lutter contre des maladies.

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