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Virus “tueur de cancer” : un essai clinique lancé sur un patient

Des scientifiques ont administré à un volontaire atteint d'un cancer métastasé et résistant aux précédents traitements, un virus capable d'infecter et de tuer les cellules cancéreuses tout en épargnant celles qui sont saines.

Virus “tueur de cancer” : un essai clinique lancé sur un patient Meletios Verras


  • Publié le 26.05.2022 à 12h30
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L'ESSENTIEL
  • La phase de test d’un virus “tueur de cancer” a commencé chez un premier patient.
  • Dans le monde, le cancer constitue la deuxième cause de décès avec près de 10 millions de morts par an.

On les appelle les oncolytiques: des virus “tueurs de cancer”. Ces alliés prometteurs dans le traitement des cancers sont des virus présents dans la nature et génétiquement modifiés pour infecter, se répliquer dans les cellules cancéreuses et les tuer tout en épargnant les cellules saines. 

Et c’est un nouveau virus de cette famille -  un orthopoxvirus, comme celui de la variole du singe qui fait les gros titres actuellement- répondant au doux nom de CF33-hNIS VAXINIA, qui vient d’être utilisé le cadre d'un essai clinique sur un premier patient atteint d’un cancer métastasé. 

Réduit les tumeurs cancéreuses

Mis au point par Imugene Limited, une société de biotechnologie australienne et City of Hope, l'une des plus grandes organisations de recherche et de traitement du cancer aux États-Unis, CF33-hNIS VAXINIA a réduit les tumeurs cancéreuses du côlon, du poumon, du sein, de l'ovaire et du pancréas des modèles précliniques en laboratoire et chez l'animal en stimulant le système immunitaire face au cancer pour qu’il le tue et qu’il réponde mieux à d’autres immunothérapies. 

L’immunothérapie est une solution thérapeutique très prometteuse en cancérologie et consiste à aider le système immunitaire à reconnaître et détruire les tumeurs au lieu de s’y attaquer directement.

Quand la cellule cancéreuse meurt, elle libère des particules virales qui stimulent le système immunitaire, notamment les lymphocytes T spécialistes dans la destruction des tumeurs, qui attaquent ensuite leurs voisines.

Améliorer les résultats 

Les scientifiques sont confiants sur son efficacité: "Le moment est venu de renforcer encore la puissance de l'immunothérapie, et nous pensons que CF33-hNIS a le potentiel d'améliorer les résultats pour nos patients dans leur combat contre le cancer", a déclaré Daneng Li, chercheur principal et professeur adjoint au département d'oncologie médicale et de recherche thérapeutique de City of Hope.

L'essai clinique amorcé actuellement sur le premier patient testera la sécurité et la tolérance de CF33-hNIS seul ou en combinaison avec un anticorps thérapeutique, le pembrolizumab, déjà autorisé pour soigner plusieurs cancers, sur une centaine de patients aux États-Unis et en Australie. 

Succès des virus oncolytiques

Les scientifiques espèrent exploiter les promesses de la virologie et de l’immunothérapie pour le traitement d’une grande variété de cancers mortels: "Il est intéressant de noter que les mêmes caractéristiques qui rendent les cellules cancéreuses résistantes à la chimiothérapie ou à la radiothérapie renforcent en fait le succès des virus oncolytiques, tels que le CF33-hNIS", a déclaré Yuman Fong, principal développeur du virus génétiquement modifié.

 

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