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Première en France

Transplantation d’un greffon de rein déjà transplanté il y a 10 ans

Un patient insuffisant rénal en attente de greffe au bloc opératoire de l’hôpital Saint-Louis à Paris a pu recevoir un greffon de rein qui avait été transplanté sur un autre patient il y a dix ans.

Transplantation d’un greffon de rein déjà transplanté il y a 10 ans Phira Phonruewiangphing


  • Publié le 26.05.2022 à 15h30
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L'ESSENTIEL
  • Des équipes françaises ont re-transplanté avec succès un greffon rénal déjà transplanté sur un patient il y a plus de 10 ans.
  • La greffe de rein reste le meilleur traitement disponible pour les plus de 85 000 personnes qui souffrent d’une insuffisance rénale terminale en France.

C’est la première fois en France qu’une telle intervention avec « re-prélèvement et re-transplantation » d’un organe déjà prélevé et greffé plusieurs années auparavant a lieu, et c’est une réussite! 

Le greffon de rein en question a été prélevé chez un patient ancien insuffisant rénal, hospitalisé en réanimation à l’hôpital Lariboisière à Paris, à la suite d’un accident vasculaire massif et transplanté d’un rein il y a plus de 10 ans, a indiqué l’AP-HP dans un communiqué.

Il avait fait l’objet d’un arrêt de traitement suite à une décision collégiale.

Servir une deuxième fois

 “Son” greffon rénal parfaitement fonctionnel a donc pu servir une deuxième fois et sauver un autre patient dans la même journée. 48 heures après la greffe, la fonction rénale de ce nouveau patient transplanté était normale. 

Pas toujours possible, la greffe de rein est le seul traitement au stade terminal qui permet d’assurer normalement toutes les fonctions du rein - il élimine ce que l’on boit et ce que l’on mange et contrôle également la pression artérielle -  et qui améliore l’espérance et la qualité de vie du patient.

C’est actuellement la transplantation la plus pratiquée en France avec chaque année quelque 3.500 greffes du rein.

15 000 Français en attente de greffe

Près de la moitié des greffes de rein sont déclenchées à cause d'un diabète, cette maladie est donc en passe de devenir la principale cause de cette lourde intervention. 

En France, le prélèvement sur des patients vivants ( qui entraîne de meilleurs résultats que sur un patient décédé) concerne entre 10% et 12% des greffes rénales, ce qui est plutôt faible alors que les besoins sont réels: on compte environ 15.000 Français dans l'attente d'une greffe de rein. 

En Norvège par exemple, 40% à 50% des greffons sont prélevés sur des donneurs vivants.

Vivre normalement avec un seul rein

En France, une  personne majeure vivante, volontaire et en bonne santé peut donner un rein dans les conditions définies par la loi, d’après la loi de bioéthique du 7 juillet 2011.

Les donneurs vivants d’organes  peuvent être le père ou la mère et, par dérogation, un fils ou une fille, un frère ou une sœur du receveur, son conjoint, ses grands-parents, oncles ou tantes, cousins germains et cousines germaines ainsi que le conjoint du père et de la mère.

Le donneur peut également être toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur ainsi que toute personne pouvant apporter la preuve d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur”, selon l'Agence de la Biomédecine

La transplantation n’est possible qu’à partir d’un donneur ayant un groupe sanguin identique ou compatible avec le receveur.

Le professeur Gilbert Deray chef du service de néphrologie à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière  a rappelé sur Europe 1 qu'une personne ayant fait don d'un rein peut "vivre normalement". Et il a souligné que "le prélèvement est fait après un bilan de santé très complet, le moindre problème détecté devient une contre-indication". Et de marteler : "on ne met jamais un donneur en danger !"

 

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