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QUESTION D'ACTU

Les armes contre le second cancer primitif


  • Publié 18.12.2013 à 09h57
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Les médecins les appellent les seconds cancers primitifs (SCP). Pour les malades, « cela ressemble à une double peine », note Sandrine Cabut dans le Monde. Sur les 3 millions de personnes qui vivent avec un cancer, certaines en développeront un second quelques temps après le diagnostic du premier, ou des décennies plus tard. Il ne s’agit pas de métastase ou de récidive. Ce SCP peut se produire sur le même organe ou sur d’autres.

Dans un rapport présenté cette semaine, l’Institut national du cancer (INCA) fait état des données publiées à ce sujet dans la littérature internationale. Le risque de développer un SCP est « légèrement plus élevé que dans la population générale. « Selon une étude américaine du National Cancer Institute, 14 % des patients ont développé un second cancer primitif vingt-cinq ans après le premier diagnostic », rapporte la journaliste. « L’objectif n’est pas d’alarmer », insiste Agnès Buzyn, la présidente de l’INCA, dans les colonnes du quotidien, mais plutôt d’apporter pour certains cancers « une attention particulière, qu'il s'agisse du suivi ou de mesures de prévention ».

En premier lieu, la localisation du premier cancer n’est pas anodine. « Les tumeurs de la cavité buccale ou du pharynx, le lymphome de Hodgkin ou encore les cancers du larynx » sont les localisations où le risque relatif de second cancer est le plus élevé », indique le journal.

De plus, trois facteurs favorisent les situations à risque. La persistance du tabagisme après le premier cancer joue un rôle important. « Le tabac est responsable de 30 % de la mortalité par cancer, et il est impliqué dans 17 localisations cancéreuses, rappelle la présidente de l’INCA. La susceptibilité génétique, comme la mutation du gène BRCA1 ou BRCA2 dans les cancers du sein et de l’ovaire, peuvent être également à l’origine d’un SCP.
Enfin, l’utilisation de certains traitements est aussi en cause. « Aujourd’hui, rassure Agnès Buzyn, les protocoles de traitement ont pris en compte les risques de deuxième cancer. C’est particulièrement vrai chez les jeunes atteints d’une tumeur. Leur sensibilité aux traitements est plus importante. Or, plus le patient est jeune, plus le risque de développer un SCP est élevé.

L’action conjuguée des médecins et des patients, l’attention portée à la prévention et aux protocoles sont donc les meilleures armes pour combattre les seconds cancers primitifs. C’est que suggère cette étude de l’INCA.

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