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Journée mondiale du psoriasis

Le psoriasis doit sortir de l’ombre

Le psoriasis touche un Français sur 20 qui, en général, préfère vivre la maladie en silence. Le point sur les dernières avancées à quelques jours de la Journée mondiale du psoriasis le 29 octobre.

Le psoriasis doit sortir de l’ombre epictura/Hriana

  • Publié 27.10.2017 à 11h23
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C’est la maladie de peau la plus fréquente : trois millions de Français en souffrent, 600 000 nouveaux cas chaque année, dont 20 à 30 % sont non-diagnostiqués et sous-traités. Ce n’est pas la seule injustice : il faut affirmer haut et fort que le psoriasis n’est pas une maladie contagieuse et que la vie doit être normale, sans précautions particulières. Il ne faut pas ajouter à une maladie désagréable pour soi, la méfiance des autres.

Des symptômes gênants et visibles

Le psoriasis se manifeste par des plaques rouges ou des pellicules blanchâtres qui se détachent, de petits signes qui se supportent, un peu honteusement, en silence.
Des symptômes désagréables mais dont on parle peu, parce que, dans la plupart des cas, la maladie n’est pas grave, au sens de menace pour la vie.
Cela va de la simple tache, en particulier au niveau des coudes ou des genoux, à l’invasion de près de 30 % de la surface du corps. L’inesthétisme de l’affection n’est pas son seul inconvénient. Ces lésions démangent terriblement.

Le psoriasis est bien autre chose qu’une maladie de la peau ; on doit le considérer comme une maladie inflammatoire qui touche tout le corps, ce qui explique qu’il existe des rhumatismes ou encore une inflammation des parois des vaisseaux sanguins.

Un fort impact sur la vie sociale des personnes touchées

Une maladie aussi fréquente que mal vécue qui inspire, à tort, un certain dégoût et un rejet qui contraignent parfois à éviter les activités aussi bien sociales que professionnelles. Faire sortir de l’ombre cette maladie, c’est surtout permettre aux patients de changer le regard des autres et de pouvoir vivre sans peur du rejet.

Une enquête menée par France psoriasis montre des chiffres inquiétants. Carrières bloquées, moqueries, les actifs atteints de psoriasis sont victimes de discrimination insidieuse en entreprise.

  • Jusqu’à 70 % des actifs atteints de psoriasis ont déjà subi des moqueries sur leur apparence physique sur leur lieu de travail,
  • 38 % des actifs atteints de psoriasis cutané modéré à sévère ont déjà connu un blocage de carrière,
  • 31 % ont déjà été licenciés ou n’ont pas eu leur contrat de travail renouvelé.

A l'occasion du lancement de la campagne de sensibilisation annuelle "Psoriasis : Mieux Vivre Avec, Mieux Vivre Ensemble" le forum d'échange entre patients Psolidaires.fr fera peau neuve très prochainement.

Les dermatologues ne cachent pas leur embarras quant aux origines réelles

L’hypothèse la plus souvent retenue fait du psoriasis une maladie auto-immune ; un mot compliqué, auquel il va falloir s’habituer. Une explication très simple, pour un ensemble de maladies très compliquées qui représentent pourtant la 3e cause de souffrance, après les affections cardiovasculaires et les cancers.
Elles ont en commun le même mécanisme : le système de défense des patients, que l’on appelle le système immunitaire, a perdu la raison. Les maladies auto-immunes, ce sont des soldats qui retournent leurs armes contre leur propre camp au lieu de nous défendre contre les virus, bactéries et autre corps étrangers.

On ne guérit pas définitivement du psoriasis

Il existe toutefois de nombreux traitements pour « blanchir » les lésions cutanées, et donc les rendre discrètes, et qui seront d’autant plus efficaces si on les administre dès le début de la maladie. 

Pour les formes grave ou les complications comme les rhumatismes, il y a désormais des médicaments très puissants, mais qui sont vraiment du domaine des spécialistes car pas faciles à manier. La médecine n’avait pas connu une telle révolution depuis l’arrivée des anti-inflammatoires, dans les années cinquante. Les résultats sont exceptionnels ; seul bémol, le coût : plus de dix mille euros par an et pour plusieurs années. Toutefois, il existe plusieurs médicaments et la concurrence doit inévitablement faire baisser les prix. Ensuite, l’utilisation plus précoce peut réduire significativement la durée de prescription. Enfin, le soulagement d’une maladie doit être évalué économiquement en termes de réduction des arrêts de travail, des hospitalisations et des handicaps. Un calcul qui n’est pas toujours effectué. 

La piste d’un vaccin ?

Plus récemment, certains chercheurs américains pensent avoir progressé dans la recherche d’un vaccin. Actuellement testé chez la souris, il combine le virus de la mosaïque du concombre (une maladie virale qui peut attaquer les cucurbitacées) et une protéine dérivée du virus du tétanos. Il serait capable de stimuler le système immunitaire du patient pour se défendre contre le psoriasis.

 

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