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Zona : une réactivation douloureuse du virus de la varicelle

Zona : une réactivation douloureuse du virus de la varicelle

Le zona est une éruption douloureuse de la peau qui survient en cas de réactivation du virus de la varicelle à partir de 50 ans le plus souvent et chez la personne immunodéprimée. Elle peut conduire à des douleurs chroniques très invalidantes ("douleurs suicidaires") et difficiles à traiter. Le risque augmente nettement après 65 ans et peut être très largement réduit par la vaccination spécifique.

Zona : une réactivation douloureuse du virus de la varicelle
Petra Richli / iStock
Publié le 24.10.2018
Mise à jour 06.01.2023
Mots-clés :
Zona : COMPRENDRE

Des mots pour les maux

Le zona est une infection virale de la peau (dermatose virale) due au virus herpes VZV, qui est le même virus que la varicelle : il s’agit d’une réactivation
L’infection se complique essentiellement de douleurs qui peuvent devenir chroniques et invalidantes par névralgie ou douleur post-zostérienne

Qu’est-ce qu’un zona ?

Le zona est une éruption douloureuse de la peau, dans le territoire innervé par une racine nerveuse. Elle due à une réactivation du virus varicelle-zona (ou VZV pour « Varicella-Zoster-Virus »), qui appartient à la famille des « herpes virus » et est le virus responsable de la varicelle.
Après la guérison d'une varicelle, le virus reste endormi (« quiescent ») dans la racine des nerfs (« ganglion nerveux »). Des années plus tard, le plus souvent à l'occasion d'une baisse de l'immunité (âge avancé, mononucléose, simple stress, SIDA, certains cancers...), le virus se réactive dans un ou plusieurs ganglions nerveux. De là, il remonte par les fibres nerveuses jusqu'à la peau (ou une muqueuse selon le nerf touché), provoquant une éruption qui ressemble à celle de la varicelle (vésicules disposées en grappes) et une douleur neurologique (brûlure, décharge électrique) au niveau de la zone innervée par les terminaisons nerveuses.
A la différence de la varicelle, la topographie de l'éruption est unilatérale et limitée à la région de peau (et/ou de muqueuse) correspondant au territoire d'innervation du ou des racines nerveuses dont les ganglions sont infectés. Le territoire atteint ne recouvre pas toujours exactement les zones anatomiques d'innervation, mais ce qui est caractéristique est l’atteinte d'un seul côté (unilatérale).

Comment évolue le zona ?

Près de 90 % des zonas guérissent sans séquelles en deux ou trois semaines. A court terme, une infection des atteintes de la peau peut apparaître.
En cas d’immunodépression, la crainte est une extension du zona sur plusieurs zones du corps.
A moyen et long terme, certaines complications peuvent apparaître, et en particulier, une douleur neurologique persistante et très invalidante de la racine neurologique concernée qui peut durer plus de six mois (« algies post-zostériennes »).

Quelle est la gravité du zona ?

Le zona peut être plus grave en fonction de sa localisation. C’est le cas en particulier zona ophtalmique qui peut abimer la cornée (ulcération) avec une paralysie des mouvements oculaires et un risque d’infection. Tout ceci peut conduire à la perte de l'œil.
Le zona situé autour de l'oreille (zona otitique) peut provoquer une diminution de l'audition et parfois du goût, des bourdonnements d'oreille, des vertiges. Il peut surtout s’accompagner d’une paralysie faciale qui apparaît secondairement.
Un zona génital ou fessier peut entrainer une rétention d’urines d’origine neurologique.

Le zona peut-il toucher l’œil ?

La réactivation du virus a lieu au niveau du territoire sensitif de la première des branches du nerf trijumeau, à partir du ganglion de Gasser. L'éruption cutanée touche le front, le pourtour de l'œil (paupières…) et la cornée, et toujours d’un seul côté. L'atteinte de la cornée n'est pas visible lorsque l’on regarde simplement à l’œil nu. Il faut un examen spécial réalisé par un ophtalmologue qui est un examen à la lampe à fente après instillation d'un produit de coloration à la lumière bleue.
Le traitement par un antiviral spécifique (associé à une désinfection et une protection de l’œil est urgent afin d’éviter les principales complications du zona ophtalmique, et en particulier une kératite (25 à 30 % des cas) avec le risque d’une évolution vers une opacification, une perforation de la cornée ou une surinfection. Les autres complications du zona ophtalmique sont une atteinte de l'iris (uvéite) qui peut évoluer vers un glaucome, une atteinte de la rétine ou du nerf optique qui peuvent se compliquer d’une baisse de l'acuité visuelle, voire d’une cécité unilatérale (cécité monoculaire) ou une névrite optique.

Le zona peut-il être responsable d’une otite ?

Le « zona otitique » est une forme très particulière de la maladie qui est due à la réactivation du virus dans le ganglion du nerf facial (ganglion géniculé), un nerf qui est essentiellement moteur et dont l’atteinte fait courir un risque de paralysie faciale.
Ce zona très particulier débute généralement par une douleur dans la région de l’oreille puis une éruption, inconstante, qu’il faut rechercher uniquement dans le conduit auditif externe (seul territoire d'innervation sensitive cutanée du nerf facial).
La paralysie faciale peut survenir dès le stade douloureux ou dans les jours suivant l'éruption, avec un risque de chronicité. Il peut par ailleurs exister des bourdonnements d’oreilles (acouphènes) et des vertiges, ainsi qu'une baisse de l'audition.

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