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Adénome à prolactine : une tumeur bénigne de l’hypophyse mais un traitement à vie

Adénome à prolactine : une tumeur bénigne de l’hypophyse mais un traitement à vie

L'adénome à prolactine est une tumeur bénigne, développée au niveau d'une glande qui est située sous le cerveau. La sécrétion anormale de prolactine, l’hormone de cet adénome, peut dans un premier temps, provoquer des troubles des règles, un écoulement lactescent par les glandes mammaires et des troubles sexuels. À un stade plus avancé, elle peut s’accompagner d’un déficit de sécrétion des autres hormones de l’hypophyse et donner des troubles visuels et des maux de tête.  

Adénome à prolactine : une tumeur bénigne de l’hypophyse mais un traitement à vie
iStock/g-stockstudio
Publié le 19.04.2021
Adénome à prolactine : COMPRENDRE

Des mots pour les maux

Un adénome est une tumeur bénigne développée au niveau d'une glande ou d’une muqueuse. 

Une tumeur bénigne est une tumeur non cancéreuse, ne pouvant pas donner de métastases. Elle n'est pas mortelle, mais peut donner des complications locales en fonction de son volume. 

L’hypophyse est une petite glande située sous le cerveau (avec lequel, elle est reliée par une tige hypophysaire). Elle est contrôlée par le cerveau et sécrètes des hormones qui ont un rôle essentiel sur la régulation de la sécrétion des hormones par les autres glandes de l’organisme : thyroïde, testicules, ovaires, surrénales…

L’hypophyse est située sous le cerveau, juste au niveau des voies neurologiques de la vue (« chiasma optique »), et dans une cavité osseuse de la base du crâne, appelée la « selle turcique », juste au-dessus du « sinus sphénoïdal ».

Qu'est qu'un adénome à prolactine ?

Un adénome à prolactine est une tumeur bénigne, c'est-à-dire non cancéreuse, de l'hypophyse, une glande située sous le cerveau. La tumeur est caractérisée par une multiplication anormale de cellules sécrétant la prolactine, engendrant un taux anormalement élevé dans le sang (plus de 20 ng/ml). 

En cas d'adénome à prolactine, la glande sécrète donc en quantité excessive la prolactine, une hormone régulant la lactation et agissant sur les hormones sexuelles. On parle alors d'hyperprolactinémie

Un des symptômes est l'écoulement de lait par la glande mammaire, désigné par le terme médical de « galactorrhée ». L'adénome à prolactine peut aussi être évoqué sous le terme de « prolactinome ». 

Quels sont les différents types d'adénome à prolactine ?

Les adénomes sont classés selon leur taille. On parle de microadénome lorsque l’adénome mesure moins de 10 millimètres. Au-delà, il s'agit d'un macroadénome

Le terme adénome mixte désigne un type d'adénome à prolactine sécrétant la prolactine en excès mais aussi d'autres hormones de l’hypophyse.

Quels sont les signes d'un adénome à prolactine ?

Les symptômes d'un adénome à prolactine sont répartis en trois catégories : ceux liés à la synthèse excessive de prolactine, ceux liés à la taille de la tumeur et ses conséquences locales, et ceux liés à une insuffisance de sécrétion des autres hormones hypophysaires. 

L'hypersécrétion de prolactine peut provoquer des troubles des règles (« oligoménorrhée » avec moins de 4 cycles de règles par an), et surtout un arrêt des règles(« aménorrhée ») chez 90 % des femmes qui ont un adénome à prolactine, un écoulement lactescent spontané par le mamelon ou « galactorrhée » (pertinent chez la femme quand il survient à distance d’une grossesse ou d’un allaitement), des troubles sexuels et de la libido, une infertilité (par « anovulation » ou absence d’ovulation), une « gynécomastie » (développement anormale des glandes mammaires chez l'homme). 

De par son développement local excessif dans une petite cavité osseuse inextensible à la base du crâne (la « selle turcique ») et par la compression locale qu'elle induit, la tumeur peut provoquer un syndrome tumoral et s’accompagner de maux de tête et, si l’adénome déborde de la selle turcique, il va comprimer les voies nerveuses de la vue à la base du cerveau et entraîner des troubles de la vue (« hémianopsie »).

L’étouffement des autres contingents cellulaires qui sécrètent les autres hormones hypophysaires par un adénome à prolactine trop volumineux est responsable d’un syndrome d’insuffisance antéhypophysaire avec inhibition de la sécrétion des autres hormones et une insuffisance hormonale qui peut toucher la thyroïde, les surrénales et les gonades (testicules ou ovaires).

A très long terme, du fait de l’insuffisance hormonale sexuelle, il existe un risque d’ostéoporose.

Quelle est la cause d'un adénome à prolactine ? 

Dans la grande majorité des cas, la cause de l'adénome à prolactine est inconnue. On sait seulement que les femmes jeunes entre 25 et 34 ans sont touchées plus fréquemment. 

Dans de très rares cas, la cause est génétique, alors le plus souvent la maladie est associée à d'autres maladies et d'autres membres de la famille sont atteints.

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