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Arthrose : des douleurs sans lien obligé avec le vieillissement
Arthrose : des douleurs sans lien obligé avec le vieillissement
Publié le 11.10.2018
Arthrose : des douleurs sans lien obligé avec le vieillissement
© 123RF-Jean-Paul CHASSENET

Arthrose : VIVRE AVEC

Comment vivre avec une arthrose ?

Bien traitée, une arthrose va évoluer sur de nombreuses années, parfois émaillées de poussées inflammatoires, avec ensuite retour à la situation antérieure. Un certain nombre de mesures sont indispensables à prendre pour limiter la progression de la maladie. Elles sont à personnaliser en fonction des pathologies associées et de la localisation de l’arthrose.
Il est donc important de suivre toutes les recommandations du médecin, non seulement en termes de prise de médicaments, mais aussi en termes d’économie articulaire pour protéger l’articulation des chocs à la marche, par exemple avec des semelles souples et absorbantes.
Il est généralement recommandé de perdre du poids si celui-ci est au-dessus du poids idéal. Pour cela, en plus du régime, il sera nécessaire de pratiquer une activité physique régulière et d’intensité modérée, mais toujours en dehors des poussées inflammatoires, par exemple de la marche à raison de 3 fois une heure par semaine.
Il faut en général éviter de porter des charges lourdes et il est préférable d’adapter son environnement à son état de santé : par exemple s’aider de rampes dans la baignoire ou mettre les ustensiles à portée de mains dans la cuisine. Enfin, et surtout en cas de poussée douloureuse sur une arthrose des membres inférieurs, il ne faut surtout pas hésiter à utiliser une ou 2 cannes anglaises et, il faut porter des semelles amortissantes contre les chocs.
Une surveillance radiologique est nécessaire, certainement pas sur une base annuelle, mais plutôt en cas de poussée inflammatoire ou de modification de ses douleurs. Elle permettra d’évaluer l’évolution de l’arthrose.
Il est possible de travailler avec une arthrose, à condition que le travail ne sollicite pas de façon répétitive l’articulation arthrosique ou à condition d’adapter le geste professionnel.

Comment protéger ses articulations arthrosiques ?

Il s’agit de « l’économie articulaire » et c’est une technique indispensable à connaître et à adapter en fonction de la localisation de l’arthrose : il faut toujours éviter de soumettre les articulations malades et fragilisées à des efforts excessifs. Il est ainsi nécessaire d’alterner les tâches exigeantes ou répétitives avec des activités plus reposantes. Il faut maintenir un bon alignement corporel dans tous les gestes afin de ne pas soumettre les articulations à des contraintes anormales. Par exemple, en cas d’arthrose des membres inférieurs, il faut éviter de rester accroupi ou à genoux trop longtemps, car dans ces positions, une forte pression est exercée sur les hanches et les genoux. En cas d’arthrose de la colonne vertébrale, le soulèvement des objets lourds doit s’effectuer avec les jambes et le dos bien droit. Le transport des objets lourds doit se faire en les tenant à la hauteur de la taille. Pour réduire la pression exercée sur les hanches et les genoux, il faut rehausser les sièges et il est possible de s’appuyer sur une canne lors des marches prolongées Pour réduire la pression exercée sur les articulations des mains, qui sont fragiles, il vaut mieux utiliser des poignées ou des clés surdimensionnées…

Que faut-il manger au cours de l’arthrose ?

Le lien le plus déterminant entre l'alimentation et l'arthrose est le poids corporel. Le fait d'avoir du poids en trop ajoute une charge supplémentaire sur les articulations porteuses (celles du dos, des hanches, des genoux, des chevilles et des pieds), mais l’excès de graisse à l’intérieur du ventre (« intra-abdominale ») est aussi responsable de la sécrétion de protéines de l’inflammation qui déclenchent ou aggravent l’arthrose, y compris aux mains. Maintenir un poids idéal est donc important et, en cas de surcharge, adopter un régime alimentaire équilibré améliorera rapidement l’arthrose : parfois dès que 3 à 5 kg ont été perdus.

Peut-on avoir une activité physique en cas d’arthrose ?

L'activité physique protège les articulations en renforçant les muscles qui les entourent et elle participe à la bonne nutrition du cartilage en améliorant la diffusion des éléments nutritifs dans le cartilage (car ce tissu ne contient pas de vaisseaux sanguins et la diffusion simple est un mécanisme moins efficace que la circulation sanguine). L’activité physique doit donc être encouragée, sauf au moment des poussées inflammatoires, où le repos de l’articulation malade est préférable pour hâter la guérison.
L'activité physique, qui n’est pas forcément un sport, permet à la personne atteinte d'arthrose d'avoir une vie plus active et une maladie moins agressive. Pour que cela marche, l’activité physique doit être pratiquée régulièrement et donc doit plaire au malade et lui apporter un bénéfice immédiat (soit parce que cela lui procure du plaisir, soit parce qu’il la pratique avec des gens qu’il aime bien).
Les exercices qui jouent sur l’amplitude articulaire réduisent la douleur et la raideur et préservent la mobilité des articulations. Pour obtenir les meilleurs résultats possibles, il faut faire ces exercices chaque jour.
Les exercices de renforcement musculaire maintiennent ou augmentent le tonus musculaire et stabilisent les articulations.
Les étirements articulaires d'intensité modérée aident à soulager la douleur et à maintenir la souplesse des muscles et des tendons qui entourent les articulations touchées. Les exercices d'endurance renforcent le cœur et aident à maintenir un poids adapté.
Le rôle du kinésithérapeute est d’aider le malade à organiser ces différentes activités dans le temps et à conseiller sur les différentes activités physiques possibles dans le cas particulier de chaque malade.

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