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Lombalgie aiguë : soulager le mal de dos et maintenir une activité
Lombalgie aiguë : soulager le mal de dos et maintenir une activité
Publié le 11.08.2015
Mise à jour 06.02.2016
Lombalgie aiguë : soulager le mal de dos et maintenir une activité
© 123RF-Seoterra

Lombalgie aiguë : DIAGNOSTIC

Que faut-il faire en pratique ?

En cas de lombalgie aiguë commune, il est important de réduire la douleur le plus tôt possible, à la fois pour soulager la personne qui en souffre, mais aussi pour préserver la musculature du dos.
Les médicaments contre la douleur sont appelés des antalgiques. Il est admis de prendre du paracétamol ou un anti-inflammatoire non stéroïdien (ou AINS) tel que ibuprofène, kétoprofène ou de l'aspirine. Ces médicaments doivent être utilisés seuls et il ne faut pas mélanger les anti-inflammatoires et l’aspirine.
Il est essentiel de maintenir une activité physique, même minime. L'inactivité ne permet pas une bonne cicatrisation des muscles, des tendons et des ligaments qui sont aussi atteints dans les lombalgies. La reprise d'une activité physique adaptée est donc la meilleure garantie pour une guérison rapide.
Quelques conseils peuvent aider au soulagement de la lombalgie :

-  Continuer les activités habituelles en les adaptant afin de garder une position droite pour le dos.

-  Veiller à ne pas forcer et à éviter les mouvements brusques.

-  Vérifier que le lit n’est pas trop bas et que le matelas est de bonne qualité.

Il est aussi intéressant de recourir à la relaxation musculaire surtout encas de stress associé. Voici quelques positions de relaxation :

-  Étendu, le dos bien plaqué au sol, les jambes fléchies reposant sur l'assise d'une chaise, mains croisées derrière la tête.

-  Allongé sur le dos, ramener les deux genoux vers la poitrine, l'un après l'autre. Tenir les deux genoux ensemble et les tirer vers la poitrine.

-  Agenouillé, assis sur les talons, dos enroulé, front contre le sol et encadré par les coudes, les avant-bras reposant au sol.
Ces positions qui permettent de reposer le dos peuvent être pratiquées quelques instants tous les jours.

Quand faut-il consulter ?

Dans la majorité des cas, le repos et les médicaments contre la douleur viennent à bout du problème sans l'aide du médecin.
Mais quelquefois, la lombalgie aiguë n'est pas due à une banale détérioration du disque. Un certain nombre de signes d’alerte doivent faire évoquer cette hypothèse et consulter immédiatement un médecin :

-  Un début des symptômes à moins de 20 ans ou plus de 50 ans.

-  Une notion de traumatisme violent (accident de la voie publique ou chute violente).

-  Un contexte de cancer, de toxicomanie ou d’infection à VIH.

-  La prise d’un traitement prolongé par la cortisone.

-  Une douleur lombaire d’apparition progressive et d’allure constante.

-  Une douleur prédominant la nuit avec des réveils nocturnes sans rapport avec les mouvements et un dérouillage matinal de plus de 15 minutes.

-  Une altération de l’état général ou une fièvre.

-  L'apparition d’une paralysie des membres inférieurs, une perte des urines ou de selles, avec des troubles de la sensibilité.

-  L'existence d’une douleur dans la poitrine.
Un seul de ces signes suffit à remettre en cause le diagnostic de lombalgie aiguë commune et doit conduire à consulter un médecin en urgence.

Quand faut-il faire des radiographies ou d’autres examens ?

Dans la lombalgie aiguë commune, les radiographies de la colonne lombaire ne sont pas utiles dans la très grande majorité des cas. D'une part, elles peuvent être normales alors que les douleurs sont importantes, d'autre part, à partir de la quarantaine, les radiographies montrent très souvent une arthrose très banale, avec ce que l’on appelle un pincement du disque et des ostéophytes (communément appelés becs de perroquet). Ce n'est pas leur découverte qui peut expliquer la douleur et on peut retrouver ces mêmes images parfois importantes chez des personnes qui n’ont jamais souffert du dos.
A plus forte raison, il n’y a pas lieu de pratiquer un scanner ou une IRM de la colonne vertébrale. Des examens complémentaires ne sont nécessaires que lorsqu'une autre cause que la lombalgie d’origine discale est suspectée.

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