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Entorse de cheville : la négliger conduit à l’instabilité de l'articulation
Entorse de cheville : la négliger conduit à l’instabilité de l'articulation
Publié le 24.08.2015
Mise à jour 23.10.2015
Entorse de cheville : la négliger conduit à l’instabilité de l'articulation
© 123RF-maridav

Entorse de cheville : CONSULTATION

Que faire immédiatement après une entorse de la cheville ?

Le traitement d'urgence de l'entorse de cheville doit se faire le plus tôt possible. Il correspond au protocole « GREC » (= Glaçage, Repos, Elévation et Compression). L’objectif est de protéger la lésion en attendant l’examen, de limiter l'apparition d'un œdème et de bloquer les phénomènes douloureux.
Il est donc indispensable d’arrêter immédiatement l'activité ou le sport et de mettre la cheville au repos. La poursuite d'une activité ne peut qu'aggraver les lésions et il faut limiter la marche, voire marcher avec des cannes si la douleur est insupportable.
Il faut essayer d’appliquer le plus vite possible une poche à glace sur la cheville pour diminuer l’œdème et l'inflammation (ne pas oublier de placer un linge entre le sac de glace et la peau pour éviter une brûlure par le froid).
En attendant de consulter, il faut ensuite bander la cheville sans trop la serrer et surélever la jambe en position assise ou couché pour que la cheville ne gonfle pas trop.
Il est possible de prendre un médicament pour soulager la douleur pendant quelques jours : paracétamol, anti-inflammatoire non stéroïdien à dose antalgique (ibuprofène, kétoprofène) ou aspirine.        

Quand faut-il consulter en urgence ?

L’entorse est probablement grave si, au moment du traumatisme ou de l'accident, le malade a ressenti une douleur si intense qu’il a failli s’évanouir (douleur « syncopale »), ou que la douleur l’a empêché de dormir la nuit suivant l’accident.
C’est probablement aussi le cas si le malade a ressenti un craquement ou une impression de déchirure, de déboîtement ou d'écoulement chaud à l'intérieur de la cheville.
C’est encore le cas si un gonflement localisé à la malléole se forme immédiatement (quelques minutes après le traumatisme), puis s'étend sur tout le coup de pied, avec parfois un « bleu » (une ecchymose) qui apparaît du côté de l’entorse.
Enfin, si l'articulation de la cheville ne fonctionne plus normalement et que le malade a des difficultés pour marcher et qu’il boîte avec une douleur à la palpation autour de la malléole, il peut aussi y avoir une entorse grave.

Quels sont les risques de l’entorse de cheville ?

Souvent considérée comme une lésion bénigne qui va guérir sans soin, l'entorse de la cheville peut, dans certains cas, évoluer vers des complications de la fonction de l’articulation (instabilité, lésion articulaire), qui seront sources de gêne dans les activités, voire d’arthrose à long terme.
C'est pour cela qu’il est important de consulter un médecin afin qu’il évalue la gravité de l’entorse, élimine une fracture associée et prescrive un traitement adapté.
C’est tout particulièrement le cas si le malade a plus de 55 ans, s’il ne peut pas prendre appui sur le pied traumatisé et s’il ne peut pas faire quelques pas sans ressentir une douleur sur la malléole. Dans ces cas, le risque de fracture de la cheville est important.

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