>
>
Ménopause : une vie plus longue sans hormones qu'avec
Ménopause : une vie plus longue sans hormones qu'avec
Publié le 17.10.2018
Mots-clés :
Ménopause : une vie plus longue sans hormones qu'avec
Victor_69/iStock

Ménopause : TRAITEMENT

Qu’est-ce que le traitement hormonal de la ménopause (THM) ?

Le traitement hormonal de la ménopause (ou « traitement hormonal substitutif ») est un médicament contenant des œstrogènes pour pallier à la carence en hormones féminines provoquée par l’insuffisance ovarienne. A ce traitement par œstrogènes, sera associé un traitement par progestatif pour limiter l’effet des œstrogènes sur l’endomètre.
Il n’est pas systématiquement prescrit mais est réservé aux femmes dont la qualité de vie se trouve dégradée à cause des signes cliniques de la ménopause.
Ce traitement peut se prendre sous différentes formes en patch, en gel ou en comprimés.
Il existe plusieurs types de schémas thérapeutiques, avec ou sans la réapparition de pseudo-cycles se terminant par des saignements mimant des règles. De même, si les estrogènes sont souvent « naturels », il existe différents types de progestatifs « naturels » ou « de synthèse », qui sont plus ou moins puissants.

Faut-il prendre un traitement hormonal de la ménopause ?

Lors de la ménopause, le traitement hormonal de la ménopause n’est donné que sous certaines conditions et toutes les femmes ne peuvent ou ne doivent pas en bénéficier.
Tout d’abord, il existe 3 grandes contre-indications à la prise d’un traitement hormonal de la ménopause : la présence d’un cancer du sein ou de l’utérus connu ou suspecté, des antécédents ou maladies thromboemboliques (phlébite, embolie pulmonaire, accident vasculaire cérébral), et la présence d’un saignement vaginal inconnu ou d’une maladie du foie.
Ensuite, il est nécessaire de souffrir un syndrome climatérique (bouffées de chaleur, dépression…) qui gêne la qualité de vie ou d’avoir un risque accru d’ostéoporose non suffisamment améliorée par des règles hygiéno-diététiques. Un fois ces conditions réunies, en accord avec le médecin généraliste ou le gynécologue, le traitement le plus adapté sera choisi à la posologie adéquate.
Le traitement hormonal substitutif n’est plus aussi prescrit qu’auparavant et surtout plus aussi longtemps qu’avant la fameuse étude WHI : même si cette étude américaine avait été réalisée avec des progestatifs différents de ceux qui sont utilisés en France, elle avait bien montré que le risque de cancer du sein était augmenté de façon trop importante après 5 ans de traitement, alors que le bénéfice cardiovasculaire n’était pas évident. En revanche, le bénéfice sur la protection des fractures de fragilité a été à nouveau confirmé, mais il dépend de la dose quotidienne d’œstrogènes, variable pour chaque femme.

Quels sont les schémas thérapeutiques ?

Il existe deux grandes façons de prendre le traitement hormonal de la ménopause, soit la méthode avec règles, soit la méthode sans règles.
• La méthode avec règles consiste à prendre les œstrogènes, soit en continu, soit sur une période de 21 à 28 jours, et d’ajouter le progestatif en fin de mois pendant 12 à 14 jours. Les règles surviennent après la fin de la prise du progestatif.
• La méthode sans règles consiste à prendre simultanément les deux hormones, œstrogènes et progestatifs, durant 25 jours sans interruption. Les progestatifs n’étant pas interrompus, il n’y aura pas de phénomène de règles.

Quels sont les avantages et inconvénients du traitement hormonal de la ménopause ?

Les avantages du traitement hormonal de la ménopause sont multiples notamment sur les signes du syndrome climatérique. Son action est prouvée sur les bouffées de chaleur, les sudations nocturnes, et la sécheresse vaginale. De même, le risque d’ostéoporose est diminué par la préservation du capital osseux par l’intermédiaire des œstrogènes.
Pour l’instant, il n’est pas prouvé scientifiquement que le traitement hormonal de la ménopause réduit le risque cardiovasculaire, tout comme son effet supposé bénéfique sur la prévention de la maladie d’Alzheimer.
Néanmoins, il faut garder à l’esprit que le traitement hormonal de la ménopause peut être à l’origine d’inconvénients comme chaque traitement médicamenteux.
Des risques mineurs sont répertoriés comme des seins douloureux, une prise de poids et des ballonnements.
Deux inconvénients majeurs doivent être surveillés : l’augmentation du risque de cancer du sein et l’augmentation du risque d’événements thromboemboliques.
Concernant le cancer du sein, la prise d’un traitement hormonal de la ménopause pendant plus de 5 ans augmente légèrement le risque mais celui-ci varie en fonction du type de molécules prescrites. Il est également proportionnel à la durée d’imprégnation hormonale au cours de la vie et, en cas de ménopause précoce, le risque est donc moins élevé. Il est donc important de réaliser systématiquement une mammographie tous les deux ans.
Concernant le risque thromboembolique, certaines études montrent que le risque d’accident vasculaire cérébral est augmenté de 30 % mais uniquement avec certains progestatifs de synthèses pris par voie orale. Même chose pour les phlébites avec un risque multiplié par 2. Néanmoins, dans les faits, les niveaux de risques sont moins élevés lorsque ce sont des traitements hormonaux de la ménopause par voie cutanée en gel. Enfin, ces différents risques encourus disparaissent immédiatement après l’arrêt du traitement.

Quelles sont les alternatives au traitement hormonal de la ménopause ?

Il existe des alternatives naturelles aux traitements hormonaux dont l’efficacité n’a pas encore été prouvée scientifiquement.
Parmi les méthodes de médecine alternative, on trouve l’acupuncture, l’homéopathie, mais celle qui prend le plus d’ampleur est la phytothérapie. La phytothérapie est la médecine fondée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels. Que ce soit en poudre, infusion, ou en graines, certaines plantes auraient des effets sur les signes désagréables de la ménopause. La sauge ou le houblon en tisane peuvent lutter contre les bouffées de chaleur, tout comme le trèfle rouge ou les graines de soja, riches en œstrogènes naturels. Romarin et ginseng pour les moments de fatigue, et soja et prêle pour l’apport de calcium et de silice.

<< DIAGNOSTIC
VIVRE AVEC >>
Sur le même sujet :
Fermer X
NEWSLETTER
Recevez toutes les semaines les meilleures infos santé
je m'inscris
je suis déja inscrit