>
>
Narcolepsie, hypersomnie : une somnolence diurne excessive particulière
Narcolepsie, hypersomnie : une somnolence diurne excessive particulière
Publié le 18.06.2019
Narcolepsie, hypersomnie : une somnolence diurne excessive particulière
AntonioGuillem/iStock

Narcolepsie, hypersomnie : QUE FAIRE ?

Que peut-on faire en cas d’hypersomnolence diurne ?

Il est toujours très important de bien gérer son sommeil en ayant des horaires de sommeil réguliers et suffisants.
Les siestes préventives dans la journée, courtes (pas plus de 20 minutes) et, si nécessaire, fréquentes, permettent de restaurer la vigilance pour un certain temps et d’éviter les accès d’endormissement involontaires de la narcolepsie.

Quel est le traitement de la narcolepsie-cataplexie ?

Il n’existe pas de traitement curatif de la narcolepsie-cataplexie. Le traitement est uniquement « symptomatique », c’est-à-dire qu’il vise à corriger les conséquences les plus gênantes, mais pas à guérir la maladie. Il est en partie comportemental, avec une bonne hygiène de vie et l’apprentissage des conduites préventives de l’hypersomnolence, et en partie médicamenteux.
• Le traitement de la somnolence diurne et des accès d’endormissement repose sur le modafinil. Ce traitement permet de réduire les endormissements dans la journée dans 70 % des cas. Sa prescription initiale et son renouvellement doivent être faits par un neurologue ou un spécialiste du sommeil.
• Le traitement de la cataplexie repose sur les antidépresseurs à faible dose tels que la clomipramine, la fluoxétine, la viloxazine.
• La qualité du sommeil nocturne peut être améliorée par des somnifères (hypnotiques) à faible dose.
• D’autres médicaments peuvent être utilisés, notamment en cas de cataplexies rebelles ou de troubles majeurs du sommeil.
L’usage de ces médicaments est très réglementé et la première prescription doit se faire obligatoirement en milieu hospitalier. La dose efficace est établie progressivement en fonction des réactions de chaque patient. Les psychostimulants peuvent parfois provoquer des symptômes d’anxiété. Il faut être extrêmement prudent sur les risques d’interactions avec d’autres médicaments (en particulier les neuroleptiques et les pilules contraceptives). La prise de ces médicaments doit être impérativement signalée à son pharmacien et à tout nouveau médecin consulté.

Quel est le traitement de l’hypersomnie ?

Le traitement repose sur les stimulants de la veille.
Le modafinil est le stimulant de première intention du fait de son meilleur rapport bénéfice/risque, puis viennent le méthylphénidate ou les amphétamines.
Actifs sur la somnolence diurne, ces stimulants ont cependant peu d'effet sur l'inertie du réveil observée dans l'hypersomnie idiopathique avec augmentation de la durée du sommeil.

Peut-on conduire avec une narcolepsie ?

La conduite automobile est incompatible avec la maladie en cas de somnolence persistante car le risque d’accident est réel tant que la maladie n’est pas traitée.
En France, l’arrêté du 21 décembre 2005 (JO du 28/12/2005 n°113) confirme l’incompatibilité avec la conduite automobile pour les personnes non soignées et institue un permis de conduire à durée limitée par tranche de 1 an après évaluation de l’efficacité thérapeutique pour les personnes traitées. Les textes diffèrent selon qu’il s’agit de conduite domestique et occasionnelle ou professionnelle.
Le médecin doit délivrer un certificat de « non contre-indication à la conduite automobile ». La déclaration de la maladie aux services de la Préfecture est à faire par le malade : elle est obligatoire et son omission peut invalider l’assurance. Seule la commission des permis de conduire peut prendre la décision définitive.

<< DIAGNOSTIC
PLUS D’INFOS >>
Sur le même sujet :