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Graisse intra-abdominale

Perdre sa brioche : une bonne résolution qui pourrait s’appuyer sur la médecine

La graisse du ventre est mauvaise pour la santé. L’exercice physique est capable de la réduire, mais certaines protéines retrouvées au cours de l’inflammation pourraient jouer un rôle décisif.

Perdre sa brioche : une bonne résolution qui pourrait s’appuyer sur la médecine tomzilaze/istock

  • Publié 01.01.2019 à 12h57
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Pour la Nouvelle Année, certains ont peut-être pris la résolution de faire du sport pour perdre leur brioche et la graisse dans leur ventre. Mais la question se pose toujours de savoir comment l'activité physique, le moyen le plus efficace, peut produire cet effet désiré. Une équipe de recherche est allé plus loin dans la compréhension des mécanismes de perte de la graisse abdominale : l’interleukine-6, semble ??jouer un rôle critique dans ce processus.

Douze semaines d’exercice réduisent la graisse abdominale chez les personnes obèses, mais cet effet est supprimé chez les personnes qui recevaient également du tocilizumab, un anticorps qui bloque l'interleukine-6 ??et qui est actuellement utilisé dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (une maladie inflammatoire où l’IL-6 est élevée). Ce travail est publié dans la revue Cell Metabolism.

L’exercice physique réduit la graisse abdominale

Dans les groupes où l’anti-IL-6 n’est pas administré, l'exercice physique réduit la masse grasse viscérale de 225 grammes en moyenne, soit 8%, par rapport à l'absence d'exercice. Mais, quand il est administré, l’anti-IL-6, fait disparaître cet effet et il augmente même la masse grasse viscérale d'environ 278 grammes par rapport au placebo dans le groupe exercice physique.

De plus, le tocilizumab augmente le cholestérol total et le « mauvais » cholestérol des particules lipidiques de basse densité (LDL) par rapport au placebo, dans tous les groupes exercice.

Rôle délétère de la graisse dans le ventre

La graisse abdominale est très particulière car elle est associée à un risque accru, non seulement de maladies cardio-vasculaires ou métaboliques, mais également de cancers, de démence et de mortalité toutes causes confondues.

L'activité physique réduit cette graisse qui est contenue à la fois dans la cavité abdominale et dans les organes internes du ventre, mais les mécanismes qui conduisent à cette réduction n'ont pas été clairement définis. Les chercheurs de l’Université de Copenhague, se sont intéressés à une protéine de l’inflammation, l’interleukine-6.

Celle-ci est certes impliquée dans les processus inflammatoires, mais elle régule aussi le métabolisme énergétique, elle stimule la dégradation des graisses chez les personnes en bonne santé et elle est libérée par le muscle exercice.

Une étude sur l’impact de l’exercice physique

Il s’agissait d’un essai de 12 semaines au cours duquel 53 personnes avec un excès de graisse abdominale ont été réparties par tirage au sort entre : un groupe sédentaire, un groupe activité physique où elles ont réalisé plusieurs séances de 45 minutes de vélo chaque semaine.

Dans chacun de ces groupes, es personnes ont en plus reçu un anticorps anti-IL6 (tocilizumab) ou un placebo toutes les quatre semaines. L'imagerie par résonance magnétique a été utilisée pour évaluer la masse de tissu adipeux viscéral au début et à la fin de l'étude.

Un premier pas dans la compréhension

« A notre connaissance, il s'agit de la première étude à montrer que l'interleukine-6 ??joue un rôle physiologique dans la régulation de la masse grasse viscérale chez l'homme », a déclaré Wedell-Neergaard, premier auteur de l’étude, mais on n'en est pas encore à administrer de l'IL-6 pour aider à perdre la mauvaise graisse.

Il ne s’agit bien sûr que d’une étude exploratoire qui ne visait pas à évaluer un traitement quelconque. En effet, l'interleukine-6 ??peut avoir des effets apparemment opposés en fonction du contexte. Par exemple, des élévations chroniques faibles de l'interleukine-6 ??sont observées chez les patients atteints d'obésité grave, de diabète de type 2 et de maladie cardiovasculaire.

En attendant, les auteurs font remarquer que lorsque l’on commence à faire de l'exercice physique, le poids corporel peut initialement augmenter en raison d'une augmentation de la masse musculaire. Donc, en plus de mesurer son poids, il serait utile de mesurer le tour de taille pour suivre la perte de masse grasse viscérale et rester motivé.

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