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Pollution au plomb à Notre-Dame : des associations manifestent pour le confinement du chantier

Des associations se sont réunies lundi 5 août sur le parvis de Notre-Dame pour réclamer un confinement total du chantier. Elles s'inquiètent du manque de protection des ouvriers et des riverains face à la pollution au plomb. 

Pollution au plomb à Notre-Dame : des associations manifestent pour le confinement du chantier RAZVAN /ISTOCK

  • Publié 06.08.2019 à 09h45
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Un confinement total de Notre-Dame. Voilà ce que réclament la CGT des associations inquiètes des particules de plomb dégagées par les travaux. Lundi 5 août, elles se sont réunies sur le parvis de la cathédrale incendiée pour dénoncer le manque de protection des travailleurs et riverains. "Il faut imaginer une très grande tente avec une structure métallique et autour une bâche en plastique pour assurer l'étanchéité", estime Benoît Martin de l'Union départementale de la CGT cité par France Info.

En juillet, Mediapart a révélé que des prélèvements effectués début mai à l'intérieur et aux alentours de la Notre-Dame ont démontré des taux de plomb 400 à 700 fois supérieurs au seuil autorisé. Des taux de concentration au plomb ont aussi été relevés dans des établissement scolaires proches. Certains sont même parfois dix fois supérieurs au seuil d'alerte. L'inspection du travail dénonce quant à elle de nombreux manquements, certains travailleurs opérant sans masque, combinaison ou gants. 

"Il faut dépolluer avec des moyens beaucoup moins classiques"

Autour de la cathédrale, la place Jean-Paul II, la rue de la Cité, et la promenade Maurice Carême sont fermées en raison d'un taux de plomb trop important et à, la fin du mois, le chantier est suspendu. Puis, vendredi 2 août, la préfecture d'Ile-de-France décide de repousser la reprise des travaux au 12 août afin de renforcer la sécurité des ouvriers.   

"Malgré des tentatives de nettoyage, la pollution sur le site et autour reste trop importante. Maintenant il faut dépolluer avec des moyens beaucoup moins classiques. Le parvis doit faire l'objet d'une dépollution particulière. On le savait, mais il fallait trouver la bonne méthode pour ne pas redisperser les poussières ailleurs. Cela a pris un peu de temps pour voir ce qui fonctionnait. L'opération doit commencer cette semaine", explique Anne Souyris (EELV) adjointe à la santé à la mairie de Paris au Parisien dimanche 4 août.

Une nécessité d'aller vite

Mardi 6 août, la mairie de Paris devrait rendre public de nouveaux relevés mesurant la contamination au plomb. Si ces dernières révèlent que d'autres rues adjacentes sont polluées, Anne Souyris demandera également leur fermeture. "Dès que de nouveaux relevés seront réalisés, nous mettrons les résultats en ligne. Nous avons demandé à la Préfecture de Police d'en faire autant", informe-t-elle, insistant sur la nécessité d'aller vite, à l'approche de la rentrée scolaire.

Car les autorités sont surtout concernées par la sécurité des enfants. "Pour les écoles des Ve et VIe arrondissements qui sont à 300 mètres des lieux dont le taux de plomb est supérieur à 5000 micro grammes par m2, nous continuons à faire des vérifications, conformément aux nouvelles préconisations de l'Agence régionale de santé. Pour tenir les délais, j'ai pu obtenir le renfort de prestataires privés", explique Anne Souyris, précisant que toutes les écoles situées dans un rayon de 500 mètres ont été nettoyées.

A terme, l'élue aimerait un travail sur la dépollution des villes de manière pérenne avec "la mise en place de nouvelles normes et un vrai plan d'action avec l'Etat". "Nous prévoyons avec la mairie de Paris une rencontre à la rentrée avec les scientifiques et les lanceurs d'alerte sur le sujet", conclut-elle.

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