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Enrouement de l’adulte : une dysphonie le plus souvent d’origine virale
Enrouement de l’adulte : une dysphonie le plus souvent d’origine virale
Publié le 07.01.2019
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Enrouement de l’adulte : une dysphonie le plus souvent d’origine virale

Généralement passager et sans gravité, l’enrouement, ou « dysphonie », correspond à une altération du timbre de la voix, le plus souvent liée à une infection virale. Toute dysphonie traînante depuis plus de 8 jours doit faire l’objet d’un examen des cordes vocales.

Enrouement de l’adulte : DIAGNOSTIC

Quand faut-il consulter un médecin ?

• Chez l’adulte, il faut consulter un médecin s’il existe des récidives trop fréquentes de la dysphonie, ou en cas de persistance prolongée plus d’une semaine, ou en cas de crachats sanglants associés.
• Lorsque la voix devient blanche ou éteinte chez un enfant, il s’agit d’une forme sérieuse de laryngite qui nécessite la consultation d’un médecin en urgence. Il en est de même chez le nourrisson.

Comment diagnostiquer une dysphonie ?

Le médecin traitant adressera la personne enrouée à un oto-rhino-laryngologiste (ORL). Celui-ci commencera par un interrogatoire sur les signes et les habitudes de vie (consommation d’alcool et/ou de tabac, profession, antécédents de rhume ou de rhinopharyngite ou d'angine ou de sinusite...), puis il procédera à un examen local neurologique, un examen des ganglions locorégionaux et un examen général.
Ensuite, l’ORL réalisera une « laryngoscopie indirecte » (examen complémentaire indolore au miroir, permettant de visualiser les cordes vocales et le larynx). Il utilise pour cela un petit miroir spécifique, dit « laryngien », que l’on introduit dans la bouche.
Toute personne souffrant d’une dysphonie durant plus de 8 jours doit avoir un examen par laryngoscopie indirecte.
Selon la cause suspectée de l’enrouement, d’autres examens pourront être prescrits pour affiner le diagnostic : un « bilan phoniatrique », c’est-à-dire une étude du fonctionnement des cordes vocales réalisée par un « phoniatre » (un spécialiste des troubles de la voix), une « laryngoscopie directe » (exploration du larynx au moyen d’une endoscopie), accompagnée d’une biopsie en cas de lésions, un scanner ou une IRM.

Avec quoi peut-on confondre une dysphonie ?

D’autres troubles de la voix peuvent être confondus avec une dysphonie :
• Il peut s’agir de la voix faible des insuffisances respiratoires (« hypophonie »), trouble qui est en rapport avec une baisse du débit d’air.
• Il peut s’agir d’une modifications du timbre de la voix en rapport avec une atteinte des cavités de résonance de la voix
• La « rhinolalie fermée », ou obstruction nasale ou du cavum, se voit au cours d’une rhinite, d’une polypose naso-sinusienne, d’une hypertrophie des végétations adénoïdes, d’une tumeur du voile ou du cavum.
• La « rhinolalie ouverte », incontinence du voile du palais, est rencontrée au cours d’une fente vélo-palatine, après une exérèse vélaire excessive (chirurgie du ronflement) ou d’une paralysie du voile du palais (« paralysie vélaire »).
• Une « voix pharyngée » est en rapport avec un cancer de l’oropharynx, des phlegmons amygdaliens et pharyngés, une hypertrophie amygdalienne.
• Enfin, une « dysarthrie » s’observe au cours des troubles neurologiques de l’articulation de la parole (sclérose latérale amyotrophique)

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