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Les Symptômes

Sécheresse vaginale : une douleur du vagin majorée lors des rapports sexuels

Sécheresse vaginale : une douleur du vagin majorée lors des rapports sexuels

La sécheresse vaginale concerne une majorité de femmes après la ménopause. Cette privation hormonale liée à la ménopause représente même la première cause de sécheresse vaginale, mais de nombreux médicaments peuvent aussi être impliqués. Certaines maladies auto-immunes, comme le syndrome de Gougerot-Sjögren, ne doivent pas être oubliées.

Sécheresse vaginale : une douleur du vagin majorée lors des rapports sexuels
© 123RF-Rui Santos
Publié le 15.03.2019

Sécheresse vaginale : CONSULTATION

Quels sont les risques de la sécheresse vaginale ?

La sécheresse vaginale provoque des douleurs et rend plus sensible aux infections.
La première complication de la sécheresse vaginale est la gène ou la douleur, en particulier la douleur lors des rapports sexuels « dyspareunie » qui peut perturber les rapports sexuels et l’épanouissement de la femme.
La sécheresse vaginale induit une irritation du vagin et de ce fait va fragiliser la muqueuse vaginale et même vulvaire. Les germes présents à l’entrée du vagin vont pouvoir rentrer dans les cellules et faciliter les micro-infections.
Par ailleurs, en cas de baisse des œstrogènes après la ménopause, celle-ci va induire une modification du pH du vagin et de la vulve. Idéalement pour que le vagin se défende bien, il faut que son pH soit acide, qu’il soit bas (pH < 5). Et si le vagin s’alcalinise, c’est-à-dire que le pH augmente, cela va favoriser le développement des mycoses vaginales, qui sont une autre cause de douleurs vaginales. Dans certains cas, il est difficile de même séparer les 2 causes.

Quand faut-il consulter ?

Il faut consulter si la sécheresse vaginale revient fréquemment et provoque des douleurs, si la femme ressent des douleurs lors des rapports sexuels ou lorsqu’elle-même ou son partenaire touche l’entrée du vagin.

Avec quoi peut-on confondre une sécheresse vaginale ?

• Le principal diagnostic qui peut être évoqué en alternative à la sécheresse vaginale est la mycose vaginale.
La mycose est souvent accompagnée d'une irritation de brûlures et de douleurs, gênantes lors des rapports sexuels (« dyspareunie »), mais surtout par des pertes blanchâtres en quantité anormale, appelées aussi « leucorrhées ». La vulve est souvent également irritée avec des démangeaisons. Il peut exister une sensation de brûlure en urinant.
Le problème est que, en cas de sécheresse vaginale liée à une carence en œstrogènes liée à la ménopause, le pH vaginal va augmenter (« alcalinisation ») ce qui va favoriser le développement des mycoses vaginales : les deux maladies peuvent alors être associées.
L’allergie au latex est une réaction qui se manifeste lors d’utilisation de préservatifs en latex. Elle concerne 1,4 % de la population générale et est beaucoup plus fréquente chez les personnes exposées professionnellement au latex (chirurgiens, ouvriers…).
Le rapport sexuel avec préservatif déclenche des picotements, brûlures, rougeurs irritations, voire des signes allergiques plus graves.
L’eczéma de la vulve est une réaction allergique de contact. La vulve est rouge brûle, pique, mais il n’y a pas particulièrement de pertes importantes.
L’eczéma a toujours une cause, pas toujours facile à identifier. Une allergie, ou une réaction aux serviettes hygiéniques, au latex du préservatif, à une lessive, à un tissu synthétique, au colorant d’un tissu, ou à un produit d’hygiène non adapté.
• Le « lichen scléro-atrophique » ou « maladie de Paget » correspond généralement à une zone rouge ou blanchâtre sur la vulve. La lésion est, par ailleurs, brillante, indurée et bien délimitée, souvent un peu suintante. Des démangeaisons importantes y sont souvent associées.
Cette plaque peut s’étendre à la zone de peau où elle est plutôt sèche. Le lichen ou maladie de Paget de la vulve peut être associée à un cancer dans un cas sur cinq environ.
• Moins proche de la présentation clinique de la sécheresse vaginale est l’infection herpétique vaginale (brûlures intenses avec vésicules dans le vagin) et le psoriasis vulvaire, qui peuvent provoquer des rougeurs, des irritations, des douleurs, des démangeaisons de la vulve. Il en est de même pour les infections à l'origine de douleurs vaginales comme la « vaginose bactérienne », qui est une infection le plus souvent Chlamydia trachomatis, ou les autres maladies sexuellement transmissibles, comme une infection à Trichomonas vaginalis, qui est due à un parasite, où les pertes vaginales sont souvent au premier plan.
• Il faut distinguer la sécheresse vaginale du défaut de lubrification. La lubrification est liée à l’excitation sexuelle et a donc lieu uniquement lors des rapports sexuels. Ainsi, il est possible qu'une femme ait un défaut de lubrification, mais aucun problème de sécheresse vaginale à proprement parler.

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