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Bouche sèche : la xérostomie mauvaise pour l’état dentaire et la digestion
Bouche sèche : la xérostomie mauvaise pour l’état dentaire et la digestion
Publié le 22.01.2019
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Bouche sèche : la xérostomie mauvaise pour l’état dentaire et la digestion
©123RF-Andrey Zametalov

La sécheresse de la bouche, ou « xérostomie », est une sensation fréquente et le plus souvent bénigne. Souvent liée à la prise d’un médicament, dans certaines circonstances, elle peut être secondaire à une maladie, comme le syndrome de Gougerot-Sjögren.

 

Bouche sèche : CONSULTATION

Quels sont les risques de la sécheresse de la bouche ?

La sécheresse de la bouche aggrave le risque d’avoir des caries dentaires ou une maladie des gencives (« parodontopathie ») puisque la salive limite la croissance des bactéries et fait un nettoyage partiel des débris alimentaires et de la plaque dentaire.
La bouche sèche peut rendre difficile le port de prothèses dentaires (dentiers) car le contact avec la gencive sèche se fait difficilement, et de façon douloureuse.

Quand faut-il consulter un médecin ?

La sécheresse de la bouche doit faire consulter un médecin si la sécheresse a débuté en même temps que la prise d'un nouveau traitement, si les mesures d'automédication n'ont eu aucun effet, si l’état des dents et des gencives s’aggrave (mauvaise haleine et douleurs) et, enfin, si la sécheresse de la bouche s’associe à une sécheresse des yeux, voire à des douleurs diffuses articulaires et musculaires.

Comment faire le diagnostic de la cause d’une sécheresse de la bouche ?

Le médecin réalisera un interrogatoire soigneux pour rechercher la prise d’un médicament susceptible d’assécher la bouche et les antécédents de traitements chirurgicaux ou du cancer.
Il recherchera des signes associés en faveur d’une maladie sous-jacente comme un syndrome de Gougerot-Sjögren (diminution de la sécrétion de larmes), une maladie de Parkinson (tremblement de repos et hypertonie), …
Il cherchera ensuite à confirmer par des tests la diminution de production de salive et d’en identifier la cause. La « mesure du débit salivaire » qui consiste à mesurer dans un verre gradué la quantité de salive que peut cracher la personne en 15 minutes est un moyen simple de quantifier cette hyposécrétion salivaire. On considère qu’elle est pathologique en-deçà de 1,5 ml sur 15 minutes.
En cas de suspicion de maladie associée, différents tests spécifiques seront demandés.

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