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Douleur antérieure du genou : rechercher un syndrome fémoro-patellaire
Douleur antérieure du genou : rechercher un syndrome fémoro-patellaire
Publié le 01.04.2020
Douleur antérieure du genou : rechercher un syndrome fémoro-patellaire
Iurii Maksymiv/iStock

La douleur antérieure du genou évoque en premier lieu une souffrance de la rotule chez l’adulte (« syndrome fémoro-patellaire ») et une inflammation de l’insertion du tendon de la rotule sur le tibia ou « apohysite de croissance de la tubérosité antérieure du tibia » (« maladie d’Osgood-Schlatter ») chez l’enfant. Mais cela peut être une simple bursite, une tendinite et même un problème intra-articulaire.

Douleur antérieure du genou : QUE FAIRE ?

Comment prendre en charge des douleurs antérieures du genou ?

  • En cas de traumatisme, la plupart du temps, le glaçage, le repos, l’immobilisation avec une attelle amélioreront les choses rapidement. Un traitement AINS peut être utile et, en cas d’épanchement qui est souvent hémorragique, une évacuation de cet épanchement (« hémarthrose ») est préférable. Il faudra faire un bilan radiologique et clinique spécialisé rapidement pour voir s’il faut faire un geste complémentaire spécifique.
  • Le traitement des lésions méniscales est uniquement arthroscopique, lorsqu’il existe une possibilité de réparation ou en cas de blocage récidivant du fait d’une lésion « en anse de seau ».
  • Dans le syndrome fémoropatellaire, le traitement repose sur le repos, la prescription d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens par voie locale ou générale (moyennement efficaces), les infiltrations de corticoïdes en cas d’épanchement associé et essentiellement la rééducation spécialisée de recentrage de la rotule. 

La réduction des contraintes fémoropatellaires est impératif au début pour réduire la douleur. Pour les sportifs, un repos partiel ou complet peut être indiqué et un message important est que l’activité doit être réalisée sous le seuil douloureux (pendant ou les jours après l’effort). Des activités sportives alternatives peuvent être proposées, comme le vélo ou la natation. 

Il est maintenant bien prouvé que la rééducation constitue le point essentiel de ce traitement. Mais le programme de rééducation devra se faire « à la carte », en fonction des plaintes et de l’examen clinique. Le renforcement du quadriceps est l’intervention la plus souvent prescrite et qui donne les meilleurs résultats, surtout au niveau du faisceau interne du quadriceps, lorsque celui-ci est faible. De plus en plus d’études montrent l’intérêt de ne pas seulement se focaliser sur le muscle de la cuisse (vaste interne). Ainsi, le renforcement des abducteurs et rotateurs externes de hanche donne de bons résultats. Le stretching des chaînes musculo-tendineuses antérieures et postérieures des membres inférieurs est également utile, lorsque ces groupes musculaires sont raccourcis. D’autres mesures comme l’étirement des ailerons rotuliens externes sont intéressantes. Plusieurs types de genouillères existent dans le commerce, avec comme principal objectif de stabiliser la rotule, mais leur efficacité est limitée. Le « taping rotulien » (qui est un recentrage de rotule avec des sparadraps) a pour but d’améliorer le recentrage de la rotule et la fonction du quadriceps. Même si certaines études semblent encourageantes, les résultats ne sont pas toujours probants. Des semelles (orthèses plantaires) peuvent être prescrites en cas de trouble de l’appui plantaire.

Il est également possible de faire de « l’auto-rééducation » avec des séances de 5 minutes d’auto-exercices à domicile, deux fois par jour consistant en la contraction isométrique (sans déplacement articulaire) des muscles de la cuisse (faisceau interne du muscle de la cuisse) en décubitus latéral. 

La contraction doit se faire en position couchée sur la hanche controlatérale au genou à rééduquer, avec le genou légèrement fléchi afin de permettre un recentrage de la rotule par glissement gravitationnel vertical, en bloquant la jambe à étendre derrière l’autre jambe.

En cas d’anomalie architecturale ou d’échec du traitement médical bien conduit, une intervention chirurgicale de déplacement de la tubérosité tibiale antérieure peut se discuter.

  • En cas de tendinites et de bursites, le repos sportif sera associé à des infiltrations de corticoïdes.
  • Les autres maladies feront l’objet d’un traitement spécifique.
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