Méningocoque : un vaccin pour empêcher les épidémies de méningites
Publié le 12.12.2018
Méningocoque : un vaccin pour empêcher les épidémies de méningites

Le méningocoque est une bactérie que l’on retrouve à l’état naturel chez l’Homme en bonne santé mais qui peut déclencher des méningites graves chez les jeunes enfants, les jeunes adultes et les personnes fragiles. Pour éviter les épidémies, la vaccination constitue la meilleure arme.

Méningocoque : MALADIE

Quelles sont les maladies causées par le méningocoque ?

Le méningocoque est à l’origine de maladies graves, dangereuses et parfois rapidement mortelles si elles ne sont pas traitées à temps. Ce sont les infections invasives à méningocoques qui comprennent la « méningite » et la « septicémie ».
La méningite est une urgence absolue qui doit être repérée et prise en charge rapidement. En effet, le méningocoque est l’un des seuls agents pathogènes capables de provoquer un décès très rapide et une épidémie de méningite.
Elle touche principalement trois catégories de personnes : les enfants de moins de 5 ans, les jeunes adultes de moins de 20 ans et les personnes âgées de plus de 90 ans.

Quels sont les signes de la méningite à méningocoque ?

Une méningite est une infection du « liquide céphalo-rachidien », le liquide qui baigne le cerveau et la moelle épinière (le « système nerveux central ») et donc qui est au contact des méninges.
Il s’agit d’une urgence absolue car si elle n’est pas traitée rapidement, le malade s’expose à un décès précoce en cas de « purpura » et à des complications qui peuvent aller des séquelles neurologiques graves.
Les signes caractéristiques de la méningite sont une raideur de la nuque, de la fièvre, une gêne à la lumière, « la photophobie », ainsi qu’une gêne au bruit, « la phonophobie ». Peuvent également se rencontrer : des vomissements intenses et explosifs (« en jet »), des maux de tête.
Le signe de gravité de la méningite à méningocoque est l’apparition de taches rouges-violacées sous la peau que l’on appelle le « purpura fulminans ». De survenue inconstante, cette complication est le résultat de micro-saignements multiples sous-cutanés associés à une infection généralisée mettant en péril la vie du malade par « choc septique ».
Chez le nouveau-né et le jeune enfant, la présentation clinique peut être pauvre avec seulement une irritabilité, une somnolence, une perte d’appétit ou des convulsions.
Dans tous les cas, le moyen de confirmer le diagnostic est de réaliser une « ponction lombaire » à la recherche d’une infection du liquide céphalo-rachidien par le méningocoque. Il est également possible lors d’un purpura fulminans de réaliser une biopsie de peau pour mettre en évidence la bactérie.
L’hospitalisation du malade est systématique pour mettre en route le traitement et éviter une contamination à d’autres personnes. Le traitement de référence, qui doit être donné sans attendre, est l’injection d’antibiotiques par voie intraveineuse. Si le cas est plus grave, le malade sera transféré dans un service de réanimation. En cas de purpura avéré, il est conseillé d’injecter un antibiotique avant même la ponction lombaire.

Quels sont les signes d’une septicémie à méningocoque ?

La « septicémie » est une infection du sang qui est causée par une grande quantité de bactéries.
Généralement, cette manifestation est occasionnée par la « décharge bactérienne » dans le sang à partir d’un foyer infectieux initialement localisé à un autre endroit. Ainsi, la bactériémie à méningocoque peut précéder ou compliquer une méningite. L’infection va alors se généraliser à tout l’organisme.
Il ne s’agit pas vraiment d’une maladie en elle-même mais plutôt d’une complication. Les signes d’une septicémie ne sont pas très spécifiques et se résument à de la fièvre et des frissons. Néanmoins, en cas de forme grave de méningite, la septicémie peut être responsable d’un « purpura fulminans », l’apparition de taches de sang à risque de nécrose sous la peau.
Pour faire le diagnostic, le prélèvement de sang pour sa mise en culture, « l’hémoculture », est l’examen de référence. Il s’agit d’une ponction d’une quantité importante de sang qui est répartie dans des flacons spéciaux. Ces flacons, remplis d’un milieu de culture pour les bactéries, sont placés au chaud dans un incubateur pour accélérer leur croissance. Lorsque le flacon est positif, la bactérie est identifiée et le traitement peut être adapté plus rapidement. Ce dernier repose essentiellement sur la perfusion d’antibiotiques.
Si la septicémie s’aggrave avec, entre autres, une perte de connaissance et une chute de la tension artérielle, on parle de « choc septique », qui nécessite une hospitalisation dans un service de réanimation.

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